Voie du Milieu

De Esopedia.

Voie du Milieu ou Sentier du Milieu.

Entre les paires d'opposés, consciemment enregistrée, une oscillation se produit sur le Sentier de Probation, jusqu'à ce qu'apparaisse la voie du milieu. Cette oscillation provoque le mirage des paires d'opposés. C'est un brouillard dense, parfois coloré de joie et de béatitude, parfois coloré de mélancolie et de dépression, alors que le disciple oscille entre les dualités. Cet état se maintient tant que l'accent est mis sur le sentiment, lequel parcourt toute la gamme entre la joie intense que le disciple ressent en cherchant à s'identifier à l'objet de sa dévotion ou de son aspiration, et le désespoir le plus sombre et le sentiment d'échec le plus profond, lorsqu'il n'y parvient pas. Tout cela est cependant de nature astrale, du monde de la sensibilité et n'a rien à voir avec l'âme. Les aspirants restent pendant des années, parfois pendant des vies, emprisonnés dans ce mirage. La libération du monde du sentiment, la polarisation dans le monde du mental illuminé dissiperont le mirage qui fait partie de la "grande hérésie de la séparativité". A partir du moment où un homme divise sa vie en trois aspects (ce qu'il doit inévitablement faire lorsqu'il traite des opposés et s'identifie à l'un d'eux) il succombe au mirage de la séparation. Il est possible que ce point de vue puisse aider, ou bien ce mirage peut demeurer un mystère, car le secret du mirage du monde réside dans l'idée que la triple différenciation voile le secret de la création. Dieu lui-même a produit la paire d'opposés : esprit et matière ; ainsi il a produit la voie du milieu qui est celle de l'aspect conscience ou aspect âme. Réfléchissez profondément à cette idée.

La triplicité formée par la paire d'opposés et la voie étroite de l'équilibre entre les deux, le noble sentier du milieu, est le reflet, sur le plan astral, de l'activité de l'esprit, de l'âme et du corps ; de la vie, de la conscience et de la forme, les trois aspects de la divinité, tous trois également divins.


(source : "Le Mirage, Problème Mondial" d'Alice Bailey, pp.79-80)




Vous connaissez bien les mirages auxquels est sujette l'humanité. Il ne vous reste plus qu'à suivre l'ancienne voie du Raja Yoga, à faire intervenir le mental comme agent de dissipation, à apprendre ainsi à demeurer dans la "lumière" entre les paires d'opposés, et, par cette "lumière", à parvenir à la liberté en foulant le noble sentier du milieu. Parfois, mes frères, je pense que vous avez tant de connaissances théoriques, mais que vous avez réalisé relativement si peu de choses. Je me demande si je n'assume pas une responsabilité excessive en vous donnant encore d'autres instructions. Et puis, je me souviens que j'écris pour d'autres aussi bien que pour vous et que, pour accomplir ce service particulier, mon temps est limité.

Les dualités sont réduites lorsque l'âme, le véritable homme spirituel, ne s'identifie plus à l'un ou l'autre des opposés mais demeure libre sur la voie du milieu ; alors, le disciple voit devant lui "la voie lumineuse" le long de laquelle il apprend à avancer sans être attiré par les mondes de mirage qui s'étendent de tout côté. Il avance droit vers son but.


(source : "Le Mirage, Problème Mondial" d'Alice Bailey, pp.100-101)




Lors de la deuxième initiation, l'initié prouve qu'il est à même de choisir entre les paires d'opposés et de poursuivre avec décision son chemin sur "la voie du milieu".

(source : "Le Mirage, Problème Mondial" d'Alice Bailey, p.103)




La bonne volonté est bien plus répandue dans le monde qu'on ne se l'imagine. Il faut simplement la découvrir, la cultiver et la mettre en œuvre. Elle ne doit toutefois pas être exploitée par des groupes travaillant à leurs propres fins, si honnêtes, corrects ou sincères soient-ils. En ce cas, elle serait détournée vers des buts partisans. Les hommes de bonne volonté se tiennent à égale distance de groupes opposés, lorsqu'ils existent, afin de créer un climat, où la discussion et le compromis deviennent heureusement possibles. Ils marchent constamment sur la noble voie du milieu, celle du Bouddha, qui se situe entre les couples de contraires, et droit en direction du cœur de Dieu. Ils foulent le "sentier étroit" de l'amour, dont parlait le Christ, et ils montrent qu'ils le foulent en exprimant le seul aspect de l'amour que l'humanité puisse comprendre à présent : la Bonne Volonté.


(source : "Les Problèmes de l'Humanité" d'Alice Bailey, pp.138-139)




Les désunion mondiale


Qu'est-ce qui, à présent[1], semble empêcher l'unité mondiale et faire échouer les Nations unies dans l'établissement des mesures nécessaires si impatiemment attendues par l'homme de la rue ? La réponse n'est pas difficile à trouver et implique toutes les nations : le nationalisme, le capitalisme, la rivalité, l'avidité aveugle et stupide. C'est son intense nationalisme sentimental, qui fait de la Pologne un membre si difficile de la famille des nations ; c'est le matérialisme et la crainte, plus le manque d'intérêt pour les choses spirituelles, qui rendent la France si constamment obstructionniste et l'a conduite si longtemps à s'opposer à toute solution de la question allemande. C'est une adhésion fanatique à une idéologie et son manque de maturité nationale, qui dictent une bonne partie de l'activité russe au cours des conférences. C'est leur capitalisme effréné qui fait des Etats-Unis une des nations les plus redoutées, à quoi s'ajoutent ses gestes de puissance armée. C'est un impérialisme moribond qui gêne aujourd'hui la Grande-Bretagne, accrochée à des territoires et à des responsabilités, dont elle comprend qu'elle pourrait bien les transférer aux soins des Nations unies. L'espoir de la Grande-Bretagne réside dans ses tendances socialistes qui lui permettent de prendre la "voie du milieu" entre le communisme russe et le capitalisme américain. C'est l'avidité satisfaite de soi des nations ayant échappé à la guerre, qui gêne le progrès. C'est la lutte pour posséder le pétrole du monde que se livrent les trois Grandes Puissances, qui bloque la paix du monde. Ce sont les actions tortueuses des Juifs et la haine qu'ils entretiennent, qui tendent aussi à miner l'espérance de la paix. C'est l'attitude de l'Inde et de la Chine qui complique l'action des gens bien intentionnés. C'est le traitement, contraire au christianisme et à la démocratie, des populations nègres aux Etats- Unis et en Afrique, qui contribue à les faire fermenter. C'est l'inertie aveugle et le manque d'intérêt de la masse populaire qui permet aux mauvais chefs de détenir le pouvoir. C'est la crainte du reste du monde, qui oblige les chefs russes à maintenir leurs peuples dans l'ignorance totale de l'attitude des autres nations à propos des affaires mondiales. C'est un mauvais usage de l'argent qui colore les vues de la presse et de la radio en Grande-Bretagne et plus encore aux Etats-Unis, pour cacher en bonne partie la vérité au peuple. C'est le bouleversement ouvrier, partout, qui alimente la tourmente et impose des souffrances inutiles au public. C'est la profonde méfiance, politique et internationale, la propagande trompeuse et l'apathie des Eglises qui compliquent encore le problème. Par-dessus tout, c'est le refus de la part du public de regarder la vie en face et de voir les faits tels qu'ils sont. La masse des hommes a besoin d'être éveillée pour exiger que les biens soient le partage de tous également et non pas uniquement d'un groupe privilégié et elle a besoin d'apprendre que "la haine ne cesse pas par la haine, mais par l'amour". Un pareil amour n'est pas sentimental, mais c'est une bonne volonté efficace, s'exprimant par les individus, dans les communautés et entre les nations.


(source : "Les Problèmes de l'Humanité" d'Alice Bailey, pp.186-187)




Comment surmonter les obstacles

Certaines réalisations essentielles doivent précéder le travail consistant à faire disparaître les obstacles ; elles peuvent être énumérées comme suit :

  • a. La réalisation que la pratique de l'obéissance au devoir immédiat et l'adhésion à la plus haute vérité connue préparent la voie à d'ultérieures révélations.
  • b. La réalisation que la sérénité est importante à cultiver et que la bonne volonté à accepter joyeusement tout désagrément temporaire, souffrance et douleur doit être développée en vue de la gloire future qui dissipera les nuages de l'heure présente.
  • c. La réalisation que la synthèse est la méthode qui permet d'atteindre à la compréhension ; en faisant fusionner les paires d'opposés, la voie du milieu est trouvée qui mène droit au coeur de la citadelle.

Si ces trois préceptes dominent la vie et la conduite de l'étudiant, il est permis d'espérer que, par un gros effort, il sera possible de surmonter les quatre obstacles[2].


(source : "Traité sur la Magie Blanche" d'Alice Bailey, pp.83-84)




[...] La vraie bataille se livre dans le corps astral et elle atteint son point culminant et la violence quand le disciple est doté d'un instrument physique fort et d'un corps mental bien équipé. Plus la sensibilité du corps astral est grande, plus fortes seront ses réactions au monde physique et aux conditions mentales. Il s'en suit que les disciples et les personnes très évoluées ont un corps astral plus puissant et qu'ils travaillent avec une tension émotive plus grande que ceux qui sont moins évolués et que les fils de Dieu libérés.

Il est donc conseillé aux étudiants d'avoir une attitude énergique vis-à-vis de leur nature émotive, se souvenant que la victoire vient d'en haut et ne peut être organisée d'en bas. L'âme doit gouverner et son "arme" dans la bataille est le mental consacré.

Il est intéressant de noter la suite occulte dans la description du plan astral selon la règle que nous examinons.

C'est le plan de la dualité des forces ; l'aspirant en devient conscient. L'homme peu évolué est conscient de la synthèse, mais c'est celle de sa nature physique. L'homme d'une haute spiritualité est aussi conscient de la synthèse, celle qui existe dans son âme, où la conscience est l'unité. L'aspirant conscient surtout de la dualité est tiraillé de-ci, de-là, entre les deux. Son premier pas le porte à discerner les paires d'opposés et à choisir entre elles. La lumière qu'il a découvert en lui le rend plus conscient de l'obscurité. Le bien qui l'attire le met en garde contre le mal qui est pour lui la ligne de moindre résistance. La douleur le rend conscient du plaisir ; le ciel et l'enfer deviennent des réalités pour lui. L'attraction qu'exerce sur lui la vie de l'âme lui fait sentir l'attraction de la matière et de la forme et il est forcé de reconnaître l'action de l'une et de l'autre. Il se sent en suspens entre deux grandes forces ; quand le fait de la dualité est saisi clairement, il comprend, lentement, mais sûrement, que le facteur décisif dans le conflit est sa volonté divine qui prend la place de sa volonté personnelle, égoïste. Ainsi les forces dualistiques jouent leur rôle tant qu'elles ne sont pas vues comme deux grands courants d'énergie divine qui attirent dans deux directions opposées. L'aspirant s'aperçoit alors que devant lui s'ouvrent deux sentiers ; l'un conduit vers l'aride pays de la renaissance, l'autre conduit devant la porte dorée et à la cité des âmes libérées.

L'un est donc le sentier de l'involution qui fait pénétrer l'homme toujours plus profondément dans la matière dense ; l'autre est le sentier qui conduit au dépassement de la matière vers la conscience du corps spirituel par lequel il peut agir dans le règne de l'âme. L'un de ces sentiers sera connu au vrai disciple comme étant celui de la main gauche, l'autre étant celui de la main droite, de l'activité correcte. Sur le premier, il devient un magicien noir développant seulement les pouvoirs de la personnalité, subordonnés aux buts égoïstes de celui qui poursuit les satisfactions personnelles et ambitieuses, ce qui le limite aux trois mondes et lui ferme la porte qui s'ouvre sur la vie. Sur l'autre sentier, ayant maîtrisé la personnalité, il pratique la magie de la Fraternité Blanche qui œuvre toujours dans la lumière de l'âme et avec l'âme dans toutes les formes, ayant dépassé l'ambition du soi personnel. Le clair discernement entre ces deux sentiers révèle ce que certains livres d'occultisme appellent le "Sentier étroit comme le fil du rasoir" qui se trouve entre les deux. C'est "la Noble Voie du milieu" du Bouddha ; elle indique la subtile ligne de démarcation entre les paires d'opposés et entre les deux courants qu'il a appris à reconnaître, l'un conduisant aux portes du ciel, l'autre, vers le plus sombre des enfers.


(source : "Traité sur la Magie Blanche" d'Alice Bailey, pp.227-229)




La civilisation atlantéenne était nettement religieuse dans ses attitudes ; la religion était le lieu commun de la vie et la raison d'être de tout ce qui existait. Le monde d'après la mort était l'objet d'intérêt et de croyance inébranlable et incontestée. Les influences subtiles émanant des règnes invisibles, les forces de la nature et leur relation avec l'homme, vu sa sensibilité aiguë, et toute la gamme de ses attitudes émotionnelles constituaient la vie, et influençaient ce qu'il y avait, ou ce qu'il aurait pu y avoir, de pensée embryonnaire. Le résultat de tout cela, hérité par nous quand l'histoire telle que nous la connaissons se fit jour (à partir du déluge, quelle qu'en ait été la date) peut s'exprimer par les mots animisme, spiritualisme, psychisme intérieur et sensibilité. Le sens de Dieu, le sens de l'immortalité, le sens de l'adoration et la sensibilité excessive de l'homme moderne, sont l'héritage marquant que nous avons reçu des civilisations de l'ancienne Atlantide.

Sur cette structure de base, on impose aujourd'hui exactement le contraire, et par réaction – normale, juste, en développement – l'homme établit une superstructure où l'accent est de plus en plus mis sur le tangible, le matériel, le vu, sur ce qui peut être prouvé, diagnostiqué, analysé, utilisé pour améliorer la vie extérieure de l'homme, et sa position matérielle sur la planète. Les deux civilisations ont été trop loin, et le mouvement du pendule va inévitablement nous ramener à une position médiane, au "noble sentier du milieu". Cette voie médiane, utilisant les idéaux les meilleurs et les plus élevés produits par les deux civilisations précédentes, caractérisera l'ère du Verseau, et ses civilisations. Une telle expression du matériel et de l'immatériel, du visible et de l'invisible, du tangible et du spirituel, a toujours été le but de ceux qui comprennent le véritable sens de la culture. En dernière analyse et pour les desseins de notre thème, la civilisation concerne les masses et la conscience de masse, tandis que la culture concerne l'individu et l'homme spirituel invisible. Donc, une civilisation exprimant complètement la vraie culture se trouve très loin en avant dans le développement de l'humanité.


(source : "Education dans le Nouvel Age" d'Alice Bailey, pp.42-43)




22. Ceux qui emploient la volonté diffèrent également, car son usage peut être intense, modéré ou bénin. En ce qui concerne la réalisation de la véritable conscience spirituelle, il est encore une autre voie.[3]

Ici il serait sage de mettre en lumière les deux voies qui permettent aux hommes d'atteindre le but : la connaissance de la vie spirituelle et l'affranchissement. Il y a la voie du Yoga telle qu'elle est esquissée par Patanjali et par laquelle, grâce à l'exercice de la volonté, la discrimination entre le soi et le non-soi est réalisée et l'esprit pur atteint. C'est la voie qui convient à la cinquième race, ou race aryenne, à ceux qui ont pour fonction le développement du cinquième principe afin de devenir par là de véritables fils du mental. Leur rôle consiste à devenir l'étoile à cinq pointes, l'étoile de l'homme parfait en toute sa gloire. Ceux qui suivent cette voie dominent les cinq plans de l'évolution humaine et surhumaine ; atma (ou la volonté de Dieu, l'aspect du Père) se révèle à travers bouddhi (ou conscience christique) en ayant pour véhicule manas, ou mental supérieur.

L'autre voie est celle de la dévotion pure. Grâce à une adoration intense jointe à une entière consécration, l'aspirant arrive à connaître la réalité de l'esprit. Nombreux sont ceux pour qui cette voie est celle de la moindre résistance ; ce fut la méthode de réalisation pour la race qui précéda la race aryenne. Cette voie néglige, dans une large mesure, le cinquième principe ; elle constitue une exaltation de la perception sensible, car elle est la voie du sentiment intense. Par la pratique de cette méthode, les quatre plans sont dominés et bouddhi (ou le Christ) se révèle. Les étudiants devraient faire une nette distinction entre ces deux voies, en se souvenant que l'occultiste blanc les fait fusionner et que, s'il suit en cette vie la voie du Raja Yoga avec ferveur et amour, c'est que, dans d'autres vies, il a foulé le chemin de la dévotion et trouvé le Christ, le Bouddhi intérieur. En cette vie-ci, il récapitulera ses expériences et y ajoutera l'exercice intense de la volonté et le contrôle du mental, qui lui révéleront son Père céleste, le point de pur esprit.

Au sujet de ce sutra, des commentateurs attirent l'attention sur la répartition, en trois groupes principaux, de ceux qui suivent la méthode du Raja Yoga et emploient la volonté. Ils peuvent également être divisés en neuf groupes. Certains d'entre eux usent de la volonté avec une intensité telle que des résultats extrêmement rapides s'ensuivent, comportant cependant quelques risques et dangers ; risques d'un développement inégal, d'une négation de l'aspect coeur de la nature, et de certaines destructions auxquelles il devra être remédié par la suite. Puis il y a les aspirants dont les progrès sont moins rapides et qui sont représentatifs du sentier du milieu. Ils avancent d'un pas sûr et modéré ; on les nomme les "adeptes pleins de discernement", car ils ne se permettent aucune sorte d'excès. Leur méthode est à recommander aux hommes du cycle actuel. Ils sont aussi ces âmes pondérées dont on peut dire que leur volonté est caractérisée par une imperturbable opiniâtreté et qui vont de l'avant fermement sans dévier, pour atteindre finalement leur but. Ils se distinguent par une intense ténacité. Leurs progrès sont lents. Ils sont les "tortues" du Sentier, comme ceux du premier groupe en sont les "lièvres".

Quelques-uns des anciens livres contiennent des descriptions détaillées des trois groupes d'aspirants, qui sont dépeints par trois symboles :

  1. Ceux du groupe intensif sont qualifiés de chèvres, et les aspirants de ce type se trouvent souvent en incarnation sous le signe du Capricorne.
  2. Ceux du groupe modéré sont représentés par un poisson, et cette catégorie comprend beaucoup de gens nés sous le signe des Poissons.
  3. Ceux du groupe pondéré ou lent sont dépeints comme des crabes et viennent souvent en incarnation sous le signe du Cancer.

On trouve dans ces trois groupes diverses subdivisions ; il est intéressant de noter que, dans les archives des Seigneurs du Karma, la majorité des membres de ces trois groupes passe dans le signe de Libra (ou Balance) vers la fin de leur épreuve. Quand ils sont en incarnation sous ce signe, ils apportent tous leurs soins à équilibrer les couples de contraires ; ils amendent ce qu'il y a d'unilatéral dans leur développement, modifient l'inégalité de leurs efforts précédents et commencent à "marcher d'un pas égal". Ils entrent alors souvent dans le signe du Verseau et deviennent des porteurs d'eau ayant la charge de porter "sur leurs têtes la coupe d'eau vive". L'allure de leur escalade du mont de l'initiation doit donc être modifiée, sinon "l'eau se répandrait et la coupe se briserait". L'eau étant destinée à étancher la soif des masses, leurs progrès doivent être accélérés, car le besoin est grand. Ainsi "le premier sera le dernier et le dernier sera le premier". Le lièvre et la tortue se rencontreront au but.


(source : "La Lumière de l'Ame" d'Alice Bailey, pp.43-46)




Le Yoga de l'époque des Atlantes – qui nous est parvenu par l'enseignement fragmentaire du Yoga des centres – nous informe que la réflexion du sutratma dans l'organisme humain est la moelle épinière et s'exprime par le moyen de trois conduits nerveux : ida, pingala et sushumna, le conduit central. Quand les forces négatives et les forces positives du corps, qui se manifestent par les voies d'ida et de pingala, sont équilibrées, elles peuvent monter au cerveau et en descendre le long du canal central, passant sans obstacle par les centres situés le long de la colonne vertébrale. Nous avons alors l'expression parfaite de l'âme dans l'homme sur le plan physique.

Tout cela est, en réalité, en correspondance avec la fonction du sutratma qui relie l'homme et l'âme, car le sutratma exprime l'énergie positive de l'esprit, l'énergie négative de la matière et l'énergie équilibrante de l'âme ; la conquête de l'équilibre est l'objectif présent de l'humanité.

Pendant la période des initiations ultérieures, l'usage positif de l'énergie spirituelle remplace l'usage équilibrant de la force de l'âme ; il s'agit là d'un stade tardif dont l'aspirant n'a pas à se préoccuper. Qu'il découvre le "noble Sentier du Milieu" entre les paires d'opposés, et il s'apercevra que les forces utilisées par lui sur le plan physique utilisent le canal nerveux central de l'épine dorsale. Cela, quand la transmission de la lumière et de la vérité au cerveau physique, le long du canal du sutratma, fonctionnera de manière satisfaisante. On peut dire que les idées et les concepts qui, parlant symboliquement, arrivent au cerveau physique par le canal négatif du sutratma manquent de force et ne conduisent à aucun effet constructeur, même s'ils découlent de bons mouvements ; ils sont trop colorés par l'émotivité et n'ont pas la forme organisée que le mental pur peut donner. Les idées et les concepts qui arrivent par le canal positif (toujours au figuré) se concrétisent trop rapidement et ils sont généralement produits par l'ambition personnelle d'une mentalité dominante. Le mental concret est toujours égoïste, égocentrique et il exprime l'ambition personnelle qui porte en soi le germe de sa propre destruction.

Quand on utilise le sushumna (canal nerveux central) et son énergie, c'est l'âme, créatrice intelligente et magnétique, qui transmet ses énergies. Les plans peuvent alors mûrir selon le dessein divin et poursuivre leur activité constructive "dans la lumière". Le contact égoïque lunaire (égo et personnalité) produit toujours un point de lumière (comme nous l'avons vu dans les règles de magie) qui est focalisé au point du sutratma correspondant à la lumière dans la tête.


(source : "Traité sur la Magie Blanche" d'Alice Bailey, pp.95-96)




[...] La Hiérarchie telle qu'elle existe dans la conscience de Sanat Kumara, en tant que son ashram, constitue "le noble Sentier du milieu" dont parle le Bouddha ; elle occupe la place intermédiaire (ou de médiation) entre Shamballa et l'humanité. Cette position de la Hiérarchie ne doit jamais être oubliée.


(source : "Traité sur les Sept Rayons - Les Rayons et les Initiations" d'Alice Bailey, pp.372-373)




La Loi de Répulsion sur le Sentier de l'État de Disciple et d'Initiation

Lorsque le sens de discernement (correspondant spirituellement au sens de l'odorat, le dernier des cinq sens à émerger dans l'humanité) a été suffisamment développé chez l'aspirant, lorsque ce dernier connaît les paires d'opposés, et a acquis la vision de ce qui n'est ni l'un ni l'autre de ceux-ci, alors il peut passer sur le Sentier de l'Etat de disciple et entreprendre la tâche ardue de coopérer avec les lois spirituelles, particulièrement avec la Loi de Répulsion. Au début, il reconnaît à peine l'influence de cette Loi. Il lui est difficile de saisir ses implications et de mesurer ses effets possibles. De la même façon il serait difficile pour le travailleur moyen ayant une éducation médiocre et ignorant tout de l'ésotérisme, de saisir la signification d'une vérité occulte telle que celle exprimée par ces mots : "La construction de l'antahkarana entre les manas supérieur et inférieur par le divin Agnishvatta, l'ange solaire, fonctionnant au moyen du lotus égoïque, constitue la tâche qui doit être poursuivie pendant le stade contemplatif de la méditation." Les étudiants en occultisme comprendront cet énoncé relativement simple, mais il n'a absolument aucun sens pour l'homme ordinaire. La Loi de Répulsion est également difficile à comprendre pour le disciple qui pénètre sur le Sentier. Il lui faut apprendre à reconnaître son influence ; ensuite, il doit lui-même apprendre à accomplir trois choses :

  1. Par le service, se décentraliser fermement et ainsi commencer à "repousser" occultement la personnalité. Il doit veiller à ce que son motif soit l'amour pour tous les êtres et non pas son propre désir de libération.
  2. Par la compréhension des paires d'opposés, il commence, ésotériquement, à "isoler" le "noble sentier du milieu" dont parle Bouddha.
  3. Par la compréhension des paroles du Christ recommandant aux hommes de "laisser leur lumière briller", il commence à construire le "sentier de lumière" qui mène au centre de vie et le guide des ténèbres à la lumière, de l'irréel au réel et de la mort à l'immortalité. C'est le véritable sentier de l'antahkarana que le disciple tisse de matériaux pris en lui-même (en termes symboliques), exactement comme l'araignée tisse sa toile.

Le service, compréhension du Chemin, et la construction de la véritable possibilité de libération, telle est la tâche qui doit être poursuivie sur le Sentier de l'Etat de disciple. Tel est l'objectif placé devant tous les étudiants des sciences ésotériques en cette époque, à condition qu'ils le désirent assez fortement et qu'ils puissent s'entraîner à travailler, d'une manière désintéressée, pour leurs compagnons. Au fur et à mesure qu'ils parviennent à accomplir cela et qu'ils s'approchent toujours plus de ce qui n'est pas les paires d'opposés (et atteignent ainsi le "Chemin Central"), d'une manière ferme et soutenue, la Loi de Répulsion commence à se mettre en activité. Lorsque la troisième Initiation est prise, cette loi commencera à tenir la place dominante dans le gouvernement de la vie.


(source : "Traité sur les Sept Rayons - Psychologie Esotérique II" d'Alice Bailey, pp.159-161)


Notes et références

  1. NDE : Rappelons que l'ouvrage d'où est tiré cet extrait a été publié en 1947.
  2. NDE : Le Maître Tibétain fait référence à quatre obstacles à l'étude de l'occultisme, décrits plus tôt dans le traité, pp.73-83. Ce sont : 1) la jeunesse de l'Occident, 2) le développement du mental concret, 3) l'importance que l'Occident a donné à l'aspect matériel des choses et 4) l'hygiène de vie du corps physique, épaissi par l'alcool et par la nourriture carnée. Voir pour plus de détails : Les obstacles à l'étude de l'occultisme)
  3. NDE : Tiré de La Lumière de l'Ame d'Alice Bailey, commentaires sur les Yogas Sutras de Patanjali.
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