G

De Esopedia.

Etienne Pasquier, Les recherches de la France, Paris, Laurent Sonnius, 1611

G. Septième lettre de l'alphabet anglais. En grec, chaldéen, syriaque, hébreu, assyrien, samaritain, étrusque, copte, dans les modernes romaïque (langue moderne des Grecs, N. du T.) et gothique, il occupe la troisième place de l'alphabet, tandis qu'en cyrillique, glagolithique (de glagol, le plus ancien alphabet slavon utilisé en Istrie et en Dalmatie autrefois, N. du T.), croate, russe, serbe et valaque, il occupe la quatrième.

"Comme le mot anglais pour dieu, "god", commence par cette lettre (en syriaque, gad ; suédois, gud ; allemand, gott ; anglais, god ; perse, gada ; etc..., etc...) il y a une raison occulte à ceci que seuls les étudiants de la philosophie ésotérique et de la Doctrine Secrète – expliquée ésotériquement – comprendront à fond ; elle se rapporte aux trois logoï – le dernier, les Elohim, et leur émanation, l'androgyne Adam Kadmon. Tous ces peuples ont tiré le nom de "dieu" de leurs traditions respectives, échos plus ou moins clairs de la tradition ésotérique. Le langage parlé et le "Langage Silencieux" (l'écriture) sont un "don des dieux" disent toutes les traditions nationales, depuis le vieux peuple aryen au parler sanskrit qui prétend que son alphabet, le Devanâgari (Litt., langage des devas ou dieux) lui fut donné du ciel, jusqu'aux Juifs qui parlent d'un alphabet, ancêtre de celui qui a survécu, comme ayant été un symbolisme céleste et mystique donné aux Patriarches par les Anges. C'est pourquoi chaque lettre avait un sens multiple. Elle-même, symbole d'un être céleste et d'objets, elle était, à son tour, représentée sur terre par des objets semblables de correspondance dont la forme symbolisait l'allure de la lettre. La lettre que l'on étudie présentement, appelée en hébreu gimel et symbolisée par le long cou d'un chameau, ou mieux par un serpent dressé, est associée au troisième nom divin sacré, Ghadol ou Magnus (grand). Sa valeur numérique est quatre, elle représente le Tétragramme et la Tetraktys sacrée ; de là découle son caractère sacré. Pour d'autres peuples elle valait 400 et, surmontée d'un tiret, 400.000.

(source : "Glossaire Théosophique" d'Héléna Blavatsky)

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