14 391
modifications
Aucun résumé des modifications |
m (Bela-Shemesh déplacé vers Bela Shemesh) |
||
| (7 versions intermédiaires par le même utilisateur non affichées) | |||
| Ligne 4 : | Ligne 4 : | ||
une divinité féminine. Cette période embrasse le temps entre l'expulsion | une divinité féminine. Cette période embrasse le temps entre l'expulsion | ||
allégorique d'[[Adam]] et d'[[Eve]] de l'Eden jusqu'au déluge non moins | allégorique d'[[Adam]] et d'[[Eve]] de l'Eden jusqu'au déluge non moins | ||
allégorique de [[Noé]] (voir [[la Doctrine Secrète]], II. 117, Ed. française de | allégorique de [[Noé]] (voir ''[[la Doctrine Secrète]]'', II. 117, Ed. française de | ||
1931). | 1931). | ||
| Ligne 10 : | Ligne 10 : | ||
== Passages référencés dans l'article == | |||
({{ds}}, II, | Dans les rites religieux, la [[Lune]] servait à un double but personnifié | ||
comme déesse féminine pour les usages exotériques, ou comme dieu mâle | |||
dans l'allégorie et le symbole, notre satellite était considéré par la | |||
Philosophie Occulte comme un Pouvoir sans sexe, qu'il fallait bien étudier | |||
parce qu'il était à craindre. | |||
Chez les initiés [[Aryens]], [[Khaldii]] ([[Chaldéens]]), | |||
Grecs et Romains, [[Soma]], [[Sin]], [[Artémise]], [[Soteira]] (l'[[Apollon]] hermaphrodite | |||
dont l'attribut est la lyre et la [[Diane]] barbue armée de l'arc et des | |||
flèches), [[Deus]] [[Lunus]] et surtout [[Osiris]]-Lunus et [[Thot]]-Lunus<ref>Thot-Lunus est le [[Bouddha]]-[[Soma]] de l'Inde, ou "[[Mercure]] et la [[Lune]]".</ref> étaient les | |||
pouvoirs occultes de la Lune. | |||
Mais qu'elle soit mâle ou femelle, qu'elle soit | |||
Thot ou [[Minerve]], Soma ou [[Astoreth]], la Lune est le mystère des mystères Occultes et plutôt un symbole du mal que du bien. | |||
Ses [[sept]] phases, dans la | |||
division originale ésotérique, sont réparties en [[trois]] phénomènes | |||
astronomiques et en [[quatre]] phases purement psychiques. Que la Lune | |||
n'était pas toujours respectée est montré dans les [[mystères]] où la mort du | |||
Dieu Lune – c'est-à-dire les trois phases de la décroissance graduelle et de | |||
la disparition finale – était symbolisée par la Lune représentant le génie du | |||
mal qui, pour un temps, triomphe du Dieu qui donne la vie et la [[lumière]], le | |||
[[Soleil]] ; et il fallait toute l'habileté et tout le savoir des anciens | |||
[[Hiérophantes]] en [[Magie]] pour changer ce triomphe en défaite. | |||
C'était le plus ancien de tous les cultes, celui de la [[Troisième Race]] de | |||
notre [[Ronde]], les [[Hermaphrodites]], culte dans lequel la Lune mâle devint | |||
sacrée, lorsque après la "[[Chute]]" prétendue, les sexes eurent été séparés. | |||
"''Deus Lunus''" devint alors un androgyne, tour à tour mâle et femelle, pour | |||
être finalement employé, pour des pratiques de sorcellerie, en guise de | |||
pouvoir double par la [[Quatrième Race-Racine]], les [[Atlantes]]. Avec la | |||
[[Cinquième Race|Cinquième]], notre Race à nous, le culte lunaire-solaire divisa les nations en | |||
deux camps distincts et opposés. Ce fut la cause des événements décrits des [[æons]] plus tard dans la Guerre du [[Mahâbhârata]], qui est considérée par | |||
les Européens comme la lutte fabuleuse et par les Hindous et les | |||
Occultistes comme la lutte historique entre les [[Souryavamshas]] et les | |||
[[Indouvamshas]]. Après avoir eu pour cause première le double aspect de la | |||
Lune, c'est-à-dire le culte des principes mâle et femelle, la lutte se termina | |||
par l'adoption des cultes Solaire et Lunaire distincts. | |||
Chez les races | |||
[[Sémitiques]], le Soleil fut pendant longtemps féminin et la Lune masculine ; | |||
cette dernière conception avait été tirée par eux des traditions [[Atlantes]]. La | |||
lune était appelée le "Seigneur du Soleil", '''Bel-Shemesh''', avant le culte de | |||
[[Shemesh]]. L'ignorance des raisons premières de cette distinction et des | |||
principes occultes, conduisit les nations au culte anthropomorphique des | |||
idoles. | |||
[Pendant cette période dont il n'est pas parlé dans les livres | |||
mosaïques, c'est-à-dire depuis l'exil de l'[[Eden]] jusqu'au [[Déluge]] allégorique, | |||
les Juifs comme les autres Sémites, adorèrent [[Dayanisi]]<ref>Dayaneesh.</ref>, ישניד, le | |||
"Souverain des Hommes", "le Juge", ou le SOLEIL. | |||
Bien que le canon Juif | |||
et le [[Christianisme]] aient fait du Soleil le "Seigneur Dieu" et "[[Jéhovah]]" | |||
dans la Bible, celle-ci n'en est pas moins pleine d'allusions | |||
indiscrètes à la Divinité androgyne qui était Jéhovah, le Soleil, et [[Astoreth]], | |||
la Lune, sous son aspect féminin, sans métaphore aucune, comme de nos | |||
jours. | |||
Dieu est un "feu consumant", il apparaît dans le feu et il "en est | |||
entouré". Ce ne fut pas seulement dans ses visions qu'[[Ezéchiel]] vit les Juifs | |||
"adorant le Soleil"<ref>''Ezéchiel'', VIII, 16.</ref>. Le [[Baal]] des Israélites – le Shemesh des [[Moabites]] et | |||
le [[Moloch]] des [[Ammonites]] – était le même "Jéhovah-Soleil" et il est | |||
aujourd'hui encore "le Roi des Légions du Ciel", le Soleil, tout comme | |||
Astoreth était la "Reine du Ciel", ou la Lune. Ce n'est qu'actuellement que | |||
le "Soleil de Justice" est devenu une expression métaphorique.] | |||
Les | |||
religions de toutes les nations anciennes avaient d'abord été basées sur les | |||
manifestations Occultes d'une Force ou d'un Principe purement abstrait | |||
que l'on appelle aujourd'hui "Dieu". L'établissement même d'un tel culte | |||
montre, par ses détails et ses rites, que les philosophes qui établirent de | |||
pareils systèmes de la Nature, subjective et objective, possédaient un | |||
savoir profond et connaissaient nombre de faits de caractère scientifique. | |||
A part leur côté purement Occulte, les rites du culte Lunaire étaient, en | |||
effet, basés, comme nous venons de le voir, sur la connaissance de la | |||
Physiologie – science qui, pour nous, est tout à fait moderne – de la | |||
Psychologie, des Mathématiques sacrées, de la Géométrie et de la Métrologie, dans leurs applications correctes aux symboles et aux figures, | |||
qui ne sont que des glyphes remémorant de faits naturels et scientifiques | |||
qui ont été observés, en un mot sur la connaissance la plus minutieuse et la | |||
plus profonde de la Nature. | |||
Comme nous venons de le dire, le magnétisme | |||
Lunaire génère la vie, la conserve et la détruit. [[Soma]] incarne le triple | |||
pouvoir de la [[Trimourti]], bien qu'il ne soit pas reconnu jusqu'à présent par | |||
les profanes. L'allégorie qui représente Soma, la Lune, comme produite par | |||
le Barattement de l'Océan de Vie (l'[[Espace]]) par les Dieux durant un autre | |||
[[Manvantara]], c'est-à-dire à une époque qui précéda la Genèse de notre | |||
Système Planétaire et le mythe qui représente "les [[Richis]] trayant la | |||
Terre dont le veau était Soma ou la Lune" ont une profonde signification | |||
cosmographique, car ce n'est ni notre Terre qui est traite, ni la Lune que | |||
nous connaissons qui est le veau<ref>Dans l'allégorie, la Terre fuit, pour sauver sa vie, devant [[Prithou]] qui la poursuit. Elle prend la | |||
forme d'une vache, et, tremblante de frayeur, court se cacher même dans les régions de [[Brahmâ]]. Ce | |||
n'est donc pas notre Terre. De même dans chaque [[Pourâna]], le veau change de nom. Dans l'un c'est | |||
[[Manou]] [[Svâyambhouva]], dans un autre c'est [[Indra]], dans un troisième l'[[Himavat]] (l'Himalaya) lui-même | |||
et [[Mérou]] était celui qui trayait. Cette allégorie est plus profonde que l'on pourrait le | |||
supposer.</ref>. | |||
Si nos hommes de Science en | |||
savaient autant que les anciens [[Aryens]] sur les mystères de la Nature, ils | |||
n'auraient sûrement jamais imaginé que la Lune avait été projetée par la | |||
Terre. Encore une fois il faut se rappeler et prendre en considération les | |||
plus anciennes permutations de la Théogonie, le [[Fils]] devenant son propre | |||
[[Père]] et la [[Mère]] générée par le Fils, si l'on veut comprendre le langage | |||
symbolique des Anciens. Autrement la mythologie continuera à obséder | |||
les Orientalistes, comme n'étant "qu'une maladie qui apparaît à une | |||
certaine époque de la culture humaine !" – comme le dit gravement Renouf | |||
dans une Conférence Hibbert. | |||
({{ds}}, II, pp.117-120) | |||
=== Notes et références === | |||
{{references}} | |||
{{k}} | {{k}} | ||