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'''Voyelles'''. | '''Voyelles'''. | ||
[[Brahman]] (neutre) est appelé [[Kâlahamsa]], ce qui, d'après les | |||
Orientalistes d'Occident, veut dire le [[Cygne]] Eternel ou l'[[oie]], et il en est de | |||
même pour [[Brahmâ]], le Créateur. Nous sommes ainsi conduits à relever | |||
une grande erreur : c'est de Brahman (neutre) qu'on devrait parler comme | |||
[[Hamsa]]-[[Vâhana]] (celui qui emploie le Cygne pour Véhicule), et non de | |||
Brahmâ le Créateur car ce dernier est le vrai Kâlahamsa, tandis que | |||
Brahman (neutre) est [[Hamsa]] et [[A-hamsa]], comme cela sera expliqué dans | |||
les Commentaires. Il faut bien comprendre que les termes Brahmâ et | |||
[[Parabrahman]] sont employés ici non parce qu'ils appartiennent à notre | |||
nomenclature [[Esotérique]], mais simplement parce qu'ils sont | |||
plus familiers aux étudiants occidentaux. Tous deux sont les parfaits équivalents de nos termes à [[une]], [[trois]] et [[sept]] voyelles, qui s'appliquent au | |||
TOUT UN et à l'Unique "TOUT DANS TOUT". | |||
({{ds}}, I, pp.XCVI-XCVII) | |||
---- | |||
<blockquote>'''STANCE III (5)'''<br /><br /> | |||
§ 5. – La Racine demeure, la [[Lumière]] aussi, les Caillots | |||
également, et cependant [[OEAOHU]] (a) est [[Un]] (b).</blockquote> | |||
(a) Dans les commentaires, on traduit OEAOHU par "le [[Père]]-[[Mère]] | |||
des [[Dieux]]", ou le [[SIX]] EN UN, ou la Racine [[septénaire]] dont tout procède. | |||
Tout dépend de l'accent qu'on donne à ces [[sept]] voyelles, on peut les | |||
prononcer comme une, [[trois]], et même sept syllabes en ajoutant un ''e'' après | |||
le ''o'' final. Ce nom [[mystique]] n'est d'ailleurs divulgué que parce que, sans | |||
une maîtrise parfaite de sa triple prononciation, il reste à jamais sans effet. | |||
({{ds}}, I, p.46) | |||
---- | |||
<blockquote>'''STANCE III (7)'''<br /><br /> | |||
§ 7. – Vois, ô [[Lanou]] <ref>Le Lanou est un étudiant, un [[chélâ]] qui étudie l'[[Esotérisme]] pratique.</ref>, l'Enfant Radieux des [[deux]], la | |||
Gloire resplendissante sans pareille : l'[[Espace]] brillant, | |||
Fils de l'Espace Obscur, qui émerge des profondeurs des | |||
grandes [[Eaux]] Sombres. C'est OEAOHU, le plus jeune, le *** <ref>Que tu connais maintenant comme [[Kwan-Shaï-Yin]]. – Commentaire.</ref> (a). Il resplendit comme le [[Soleil]]. Il est le [[Dragon de Sagesse]] Flamboyant et Divin ; l'[[Eka]] <ref>Eka est un, [[Chatour]] [[quatre]], [[Tri]] trois et [[Sapta]] sept.</ref> est Chatur et | |||
Chatur s'approprie Tri et l'Union produit le Sapta, en qui | |||
sont les Sept, qui deviennent le [[Tridasha]] <ref>Tridasha ou [[Trente]], trois fois [[dix]] en nombre rond, ou, pour mieux préciser, 33 – nombre [[sacré]] – | |||
se rapporte aux divinités [[védiques]]. Ce sont les [[Adityas]], les 8 [[Vasus]], les [[11]] Rudras et les 2 [[Ashwins]], | |||
fils jumeaux du Soleil et du Ciel. C'est le nombre-racine du [[Panthéon]] [[hindou]], qui compte [[33]] [[crores]], | |||
c'est-à-dire [[330]] millions de dieux et [[déesses]].</ref>, les Armées et | |||
les Multitudes (b). Vois-le, relevant le Voile et le | |||
déployant, de l'Orient à l'Occident. Il cache ce qui est en | |||
Dessus et laisse voir le Dessous comme la Grande | |||
[[Illusion]]. Il désigne leur place aux Etres Lumineux <ref>Les Etoiles.</ref>, | |||
change le dessus <ref>L'Espace.</ref> en une Mer de Feu sans rivages (c), et | |||
l'Un Manifesté <ref>[[Elément]].</ref> en les Grandes Eaux.</blockquote> | |||
[...] | |||
(b) Le "[[Dragon de Sagesse]]" est l'Un, l' "[[Eka]]" ou [[Saka]]. Il est | |||
intéressant de remarquer que le nom de [[Jéhovah]] en [[Hébreu]], est aussi Un, | |||
[[Achad]]. "Son nom est Achad", disent les [[Rabbins]]. Les Philologues | |||
devraient décider lequel des deux termes est dérivé de l'autre, au point de | |||
vue linguistique et [[symbolique]] ce n'est certes pas le sanscrit. "L'Un" et le | |||
"Dragon" sont des expressions dont les anciens se servaient en parlant de | |||
leurs [[Logoï]] respectifs. Jéhovah (en tant qu'[[Elohim]]) – ésotériquement | |||
parlant – est aussi le [[Serpent]] ou Dragon qui tenta [[Eve]] et le Dragon est un | |||
ancien glyphe pour la Lumière [[Astrale]] (Principe Primordial), "qui est la | |||
Sagesse du Chaos". La Philosophie archaïque ne reconnaissant ni le [[Bien]] | |||
ni le [[Mal]] comme pouvoir fondamental ou indépendant, mais prenant pour | |||
point de départ le TOUT Absolu (la Perfection Eternellement Universelle), | |||
nous montre ces deux forces comme les aspects de la pure Lumière qui se | |||
condense graduellement en forme et, de là, devient [[Matière]], ou Mal. Ce fut | |||
le fait des ignorants Pères des débuts de l'[[Eglise]] de dégrader l'idée | |||
philosophique et hautement scientifique de cet emblème, pour en faire | |||
l'absurde superstition appelée le "[[Diable]]". Ils l'empruntèrent aux derniers | |||
[[zoroastriens]] qui voyaient, dans les [[Dévas]] hindous, des Diables ou le Mal, | |||
et le mot ''Evil'' <ref>En anglais : le mal</ref> est devenu par une double transmutation D'Evil (Diabolos, | |||
Diable, Diavolo, Teufel). Mais les Païens ont toujours montré un | |||
discernement philosophique dans leurs symboles. C'est ainsi que le | |||
symbole primitif du serpent désignait la Sagesse et la Perfection divines, et | |||
a toujours représenté la Régénération et l'Immortalité psychiques. C'est | |||
pourquoi [[Hermès]] appelait le Serpent le plus spirituel de tous les êtres ; | |||
[[Moïse]], initié dans la Sagesse d'Hermès, dit la même chose dans la | |||
''[[Genèse]]'' ; le Serpent [[Gnostique]], avec les sept voyelles sur sa tête, | |||
était l'emblème des Sept [[Hiérarchies]] de Créateurs Septénaires ou | |||
Planétaires. De là, aussi, l'idée du Serpent hindou, [[Shésha]] ou [[Ananta]], | |||
l' "Infini", un nom de [[Vishnou]], dont il est le premier [[Vâhan]] ou Véhicule | |||
sur les [[Eaux]] Primordiales. [Comme les Logoï et les Hiérarchies de | |||
Pouvoirs, ces Serpents doivent pourtant être distingués l'un de l'autre. | |||
Shésha ou Ananta, la "Couche de Vishnou", est une abstraction | |||
allégorique, symbolisant le Temps infini dans l'[[Espace]] qui contient le | |||
Germe et en projette périodiquement l'efflorescence, l'[[Univers]] manifesté | |||
tandis que l'[[Ophis]] Gnostique contient le même symbolisme triple, dans ses | |||
sept voyelles que l'Oeaohu de la doctrine Archaïque, avec ses une, trois et | |||
sept syllabes, c.-à-d. le premier [[Logos]] non Manifesté, le Second ou Manifesté, le [[Triangle]] qui se concrétise dans le [[Quaternaire]] ou | |||
[[Tétragrammaton]], et les [[Rayons]] de ce dernier sur le plan matériel.] | |||
({{ds}}, I, p.49 et pp.51-52) | |||
---- | |||
Parmi ces appellations qui ne sont naturellement données que par la | |||
Philosophie Esotérique – expressions telles que "[[Ténèbres]] Insondables", | |||
"Tourbillon", etc. – se trouve aussi celle de "Cela du [[Kâlahamsa]]", "Kalaham- | |||
sa" et même "Kâli-Hamsa" (Cygne Noir). Ici m et n sont | |||
interchangeables et tous deux ont le son nasal des syllabes françaises an ou | |||
am <ref>Ou plutôt de la syllabe "un" et non pas "an". – (N. du T.)</ref>. Il arrive dans le Sanscrit, comme dans la ''[[Bible]]'' en Hébreu, que bien | |||
des noms mystérieux et sacrés ne disent pas plus à l'oreille profane qu'un | |||
mot quelconque, vulgaire même, parce que ces mots sont cachés par | |||
anagramme ou autrement. Le mot [[Hansa]], ou [[Hamsa]], en est un exemple. | |||
Hamsa est semblable à "A-ham-sa", trois mots qui signifient "Je suis Lui", | |||
tandis que, divisé d'une autre façon, on peut y lire "[[Sô-hain]]", "Lui [est] | |||
moi" – Soham équivalant Sah, "lui" et aham "Je" ou "Je suis lui". Dans ce | |||
seul mot est contenu, pour celui qui comprend le langage de la sagesse, le | |||
mystère universel, la doctrine de l'identité de l'essence de l'homme avec | |||
l'essence de dieu. De là, le glyphe et l'allégorie de Kâlahansa (ou Hamsa), | |||
et le nom donné à Brahman (neutre) et, plus tard, au Brahmâ mâle de | |||
Hamsa-Vâhana, "celui qui se sert de Hamsa comme véhicule". On peut lire | |||
aussi le même mot "Kâlaham-sa", ou "Je suis Moi", dans aussi l'éternité du | |||
temps, ce qui correspond à la phrase Biblique, ou plutôt Zoroastrienne, "Je | |||
suis ce que Je suis". | |||
[...] | |||
Il est inutile d'essayer d'expliquer entièrement ce mystère. Les | |||
matérialistes et les hommes de la Science moderne ne le comprendront | |||
jamais, puisque, pour en obtenir une perception claire, on doit, d'abord, | |||
admettre le postulat d'une Divinité éternelle, omniprésente et | |||
universellement répandue dans la Nature ; ensuite, avoir sondé le mystère | |||
de l'[[électricité]] dans sa véritable essence et, en troisième lieu, admettre que | |||
l'homme est le symbole septénaire, sur le plan terrestre, de la Seule Grande | |||
Unité, le [[Logos]], qui est lui-même le signe aux sept voyelles, le Souffle | |||
cristallisé dans le [[Verbe]] <ref>C'est encore semblable à la doctrine de Fichte et des [[Panthéistes]] allemands. Le premier vénère | |||
[[Jésus]] comme le grand instructeur qui insista sur l'unité de l'esprit de l'homme avec l'Esprit-Dieu ou | |||
Principe Universel (doctrine [[Advaïta]]). Il est difficile de trouver une seule spéculation dans la | |||
[[métaphysique]] de l'Occident qui n'ait pas été anticipée par la Philosophie Orientale archaïque. | |||
Depuis Kant jusqu'à Herbert Spencer, c'est presque toujours plus ou moins un écho déformé des | |||
doctrines [[Dvaïta]], Advaita et [[Védântines]].</ref>. | |||
({{ds}}, I, p.56 et p.57) | |||
---- | |||
Dans les alphabets sanscrit, | |||
hébreu et tous les autres, chaque lettre a sa signification [[occulte]] et sa | |||
raison d'être, chacune est une cause et l'effet d'une cause précédente et leur | |||
combinaison produit souvent des effets [[magiques]]. Les voyelles, surtout, | |||
contiennent les pouvoirs les plus occultes et les plus redoutables... Les | |||
[[Mantras]] (ésotériquement, des invocations beaucoup plus magiques que | |||
religieuses) sont psalmodiés par les [[Brâhmanes]] comme le reste des ''[[Védas]]'' | |||
et des autres Ecritures saintes. "L'Armée de la Voix" est le prototype de la | |||
"Cohorte du Logos", ou "Verbe" du ''[[Sepher Jetzirah]]'', appelé dans la | |||
[[Doctrine Secrète]] le "[[Nombre]] Unique issu du Non-Nombre" – le Principe | |||
Un Eternel. La [[Théogonie]] Esotérique commence avec l'Un Manifesté (non | |||
éternel, par conséquent, dans sa présence et son être, s'il est éternel dans | |||
son essence), le Nombre des Nombres, et des Dénombrés – ces derniers | |||
procédant de la Voix, le [[Vâch]] féminin, la [[Shatarûpâ]] "aux cent formes", la | |||
Nature. C'est de ce nombre 10, ou Nature Créatrice, la Mère (le [[Zéro]] | |||
occulte ou le "0" procréant et multipliant sans cesse en Union avec le | |||
chiffre "1", ou l'Esprit de Vie) que procède l'Univers entier. | |||
({{ds}}, I, p.73) | |||
---- | |||
Le Serpent ne devint le type et le symbole du mal et du Diable que | |||
durant le Moyen Age. Les premiers [[Chrétiens]], ainsi que les [[Gnostiques]] | |||
[[Ophites]], avaient leur double Logos ; le Bon et le Mauvais Serpent, | |||
l'[[Agathodaïmon]] et le [[Kakodaïmon]]. C'est démontré par les écrits de | |||
Marcus, de Valentin et de beaucoup d'autres, et surtout dans ''[[Pistis Sophia]]'', | |||
document datant certainement des premiers siècles du christianisme. Sur le | |||
sarcophage de marbre d'un tombeau découvert en 1852 près de la [[Porta Pia]], l'on voit la scène de l'adoration des [[Mages]], "ou bien", dit feu C. W. | |||
Kings, dans ''The Gnostics and Their Remains'', "le prototype de cette scène, | |||
la Naissance du Nouveau Soleil". Le parquet en mosaïque laissait voir un curieux dessin qui eût pu représenter, ou bien [[Isis]] allaitant [[Harpocrate]] | |||
enfant, ou bien la Madone nourrissant l'enfant Jésus. Dans les sarcophages | |||
plus petits qui entouraient le plus grand on trouva plusieurs feuilles de | |||
plomb, roulées comme des manuscrits et dont onze portaient un texte que | |||
l'on pouvait encore déchiffrer. On devrait considérer leur contenu | |||
comme la solution finale d'une question très controversée, car il prouve, | |||
soit que les premiers chrétiens, jusqu'au sixième siècle, furent des païens | |||
bona fide, soit que le Christianisme dogmatique fut un emprunt global et | |||
passa tel quel dans l'Eglise Chrétienne – Soleil, [[Arbre]], Serpent, [[Crocodile]] | |||
et tout le reste. | |||
Sur la première de ces feuilles l'ont voit [[Anubis]]... tenant un rouleau ; à | |||
ses pieds sont deux bustes féminins ; au-dessous du tout se voient deux | |||
serpents enroulés autour... d'un cadavre enveloppé comme une momie. | |||
Dans le second rouleau... Anubis tient une [[croix]], le "Signe de Vie". Sous | |||
ses pieds gît le cadavre enveloppé dans les replis multiples d'un énorme | |||
serpent, l'[[Agathodaïmon]], gardien du défunt... Dans le troisième rouleau... | |||
le même Anubis porte sur son bras un objet oblong... tenu de façon à | |||
donner à l'ensemble du personnage la forme d'une croix latine complète... | |||
Aux pieds du Dieu se trouve un rhomboïde, "l'[[Œuf]] du Monde" des | |||
[[Egyptiens]], vers lequel rampe un serpent roulé en cercle... Sous les... | |||
bustes... est la lettre ω reproduite sept fois sur une ligne et rappelant l'un | |||
des "Noms"... Très remarquable aussi est la ligne de caractères, | |||
apparemment Palmyriens, qui sont sur les jambes du premier Anubis. | |||
Quant à la forme du serpent, en supposant que ces talismans émanent, non | |||
pas du culte d'Isis, mais de celui plus récent des Ophites, elle peut bien | |||
représenter ce "Serpent vrai et parfait" qui "mène hors de l'Egypte, c'est-àdire | |||
du corps, les âmes de tous ceux qui ont confiance en lui, et les conduit | |||
à travers la [[Mer Rouge]] de la Mort dans la [[Terre Promise]], en les protégeant | |||
durant la route contre les Serpents du Désert, c'est-à-dire contre les | |||
Régents des [[Etoiles]]. | |||
Ce "Serpent Vrai et parfait" est le Dieu aux sept lettres qui passe | |||
maintenant pour être Jéhovah, et Jésus Un avec lui. Le candidat à | |||
l'initiation est envoyé à ce Dieu aux sept voyelles par le "''Premier Mystère''" <ref>"est envoyé par [[Christos]]" dans l'édition de 1888.</ref>, dans ''Pistis Sophia'', œuvre qui est antérieure à l' ''[[Apocalypse]]'' de [[saint Jean]] et qui est évidemment due à la même école. Les (le Serpent des) sept tonnerres articulèrent ces sept voyelles, mais "scellez ces choses que les sept tonnerres ont articulées et ne les écrivez pas", dit l' ''Apocalypse''<ref>''[[Apocalypse]]'', X, 4.</ref>. | |||
"Cherchez-vous ces mystères ?" demande Jésus dans Pistis Sophia. "Nul | |||
mystère n'est plus excellent qu'elles [les sept voyelles], car elles conduiront | |||
vos âmes dans la Lumière des Lumières", c'est-à-dire dans la vrai Sagesse. | |||
"Rien n'est donc plus excellent que les mystères que vous | |||
cherchez à l'exception du mystère des Sept Voyelles, de leurs [[quarante neuf]] | |||
Pouvoirs et de leurs [[nombres]]". | |||
En Inde, c'était le mystère des sept FEUX, de leur quarante-neuf Feux | |||
ou aspects ou de "leurs nombres". | |||
Ces Sept Voyelles sont représentées par les signes de la [[Svastika]] sur | |||
les couronnes des sept têtes du Serpent de l'Eternité, dans l'Inde, chez les | |||
[[Bouddhistes]] ésotériques, en Egypte, en [[Chaldée]], etc., et chez les Initiés de | |||
tous les autres pays. Ce sont les Sept Zones de l'ascension post mortem | |||
dans les écrits [[Hermétiques]], zones dans chacune desquelles le "Mortel" | |||
quitte l'une de ses "Ames" ou Principes, jusqu'à ce qu'arrivé au plan qui | |||
domine toutes les zones, il y reste en qualité de grand Serpent Sans Forme | |||
de la Sagesse Absolue ou de la Divinité Elle-même. Le Serpent à sept têtes | |||
a plus d'une signification dans les enseignements cachés. C'est le Dragon | |||
aux sept têtes dont chacune est une étoile de la Petite Ourse ; mais c'était | |||
aussi, et avant tout, le Serpent des Ténèbres, inconcevable et | |||
incompréhensible, dont les sept têtes étaient les sept Logoï, reflets de la | |||
première et unique Lumière manifestée – le Logos Universel. | |||
({{ds}}, II, pp.133, 134, 135) | |||
---- | |||
Les [[Gnostiques]] avaient un Septénaire supérieur et un inférieur dans | |||
le ciel, et un troisième Septénaire terrestre sur le plan de la [[matière]]. [[Iaô]], le | |||
Dieu de mystère et le Régent de la [[Lune]], comme l'indique [[Origène]] dans | |||
son tableau, était le chef de ces "Sept Cieux" supérieurs <ref>Supérieurs pour les Esprits on "Cieux" de la Terre seule.</ref> et, par | |||
conséquent, identique au chef des sept [[Pitris Lunaires]], nom qu'ils | |||
donnaient aux [[Dhyâns Chohans]] Lunaires. "Ils affirment que ces sept cieux | |||
sont intelligents et en parlent comme étant des angles", écrit le même | |||
[[Irénée]], en ajoutant qu'à cause de cela ils appelèrent Iaô, [[Hebdomas]], | |||
tandis qu'ils donnaient à sa mère le nom d'[[Ogdoas]], parce que, explique-t-il, elle conservait "le nombre de l'[[Ogdoade]] première-née et | |||
primaire du [[Plérôme]] <ref>"Contra Hœr.", I, V, 2, ''Les Ecrits d'Irénée'', 1, 73".</ref> | |||
Cette "Ogdoade première-née" était : | |||
: a. dans la [[Théogonie]] le Second [[Logos]], le Logos Manifesté, parce qu'il était né du Septuple Premier Logos, de sorte qu'il était le huitième sur ce plan manifesté et | |||
: b. dans l'[[Astrolâtrie]], c'était le [[Soleil]], [[Mârtânda]], le huitième fils d'[[Aditi]] qu'elle repoussa tandis qu'elle conservait ses Sept Fils, les planètes. Les anciens n'ont, en effet, jamais considéré le Soleil comme une planète, mais comme une Etoile centrale et fixe. Cela constitue donc le second Septénaire né de l'Un aux Sept [[Rayons]], d'[[Agni]], du Soleil et de bien d'autres, mais non pas des sept planètes qui sont les Frères de [[Sourya]] et non pas ses Fils. Chez les Gnostiques, ces Dieux Astraux étaient les fils d'Ildabaoth <ref>Voir ''[[Isis Dévoilée]]'', III, 247. - [[NDE]] : Le passage cité est référencé dans l'article [[Ildabaoth]].</ref> (de ilda, "enfant", et de baoth, "œuf", fils de Sophia [[Achamôth]], la fille de [[Sophia]] (Sagesse), dont la région est le [[Plérôme]]. Ildabaoth fait jaillir de lui-même ces six Esprits stellaires ; [[Jova]] [Iaô] ([[Jéhovah]]), [[Sabaoth]], [[Adonai]] [Adoneusl, [[Eloi]] [Eloaeus], [[Osraios]] [Oreus], [[Astaphaios]] [Astraphaeus] <ref>Voir aussi ''Gnostics and their Remains'' de King, p. 97. D'autres sectes considéraient Jéhovah comme Ildabaoth lui-même. King l'identifie avec [[Saturne]].</ref> et ce sont eux qui constituent le second Septénaire ou septénaire inférieur. Quant au troisième, il est composé des sept hommes primordiaux, les ombres des Dieux Lunaires projetées par le premier Septénaire. On voit par cela que les Gnostiques ne s'écartaient pas beaucoup de la Doctrine Esotérique, mais seulement la voilaient. Quant au reproche que leur adresse Irénée, qui ignorait évidemment les vraies doctrines des "Hérétiques", au sujet de l'homme qui aurait été créé le sixième jour et de l'homme qui aurait été créé le huitième jour, cela se rattache aux mystères de l'homme intérieur. Le lecteur ne comprendra qu'après avoir lu le volume III et avoir bien compris l'Anthropogenèse de la Doctrine Esotérique. | |||
Ildabaoth est une copie de [[Manou]], qui s'écrie avec orgueil : | |||
<blockquote>O le meilleur des hommes deux fois nés ! Sache que moi | |||
[Manou] je suis le créateur de tout ce monde que le mâle | |||
[[Virâj]]... produisit spontanément <ref>''Les Ordonnances de Manou'', I, 33.</ref>.</blockquote> | |||
Il crée d'abord les dix Seigneurs de l'Etre, les [[Prajâpatis]] qui, ainsi que | |||
nous le dit le verset 36, "produisent sept autres Manous". Ildabaoth s'écrie | |||
aussi orgueilleusement : "Je suis [[Père]] et Dieu et il n'y a personne au-dessus | |||
de moi." Après quoi sa [[Mère]] le remet froidement à sa place en lui disant : | |||
<blockquote>"Ne mens pas, Ildabaoth, car le Père de tout, le premier | |||
homme ([[Anthrôpos]]) est au-dessus de toi, de | |||
même qu'Anthrôpos le Fils d'Anthrôpos" <ref>''Irénée'', op. cit., I, XXX, 6.</ref>. C'est une | |||
bonne preuve de l'existence de trois [[Logoï]] – sans | |||
compter les Sept, nés du Premier – dont l'un est le Logos | |||
Solaire. Qui donc était cet "Anthrôpos" lui-même, si | |||
supérieur à Ildabaoth ? Les archives des Gnostiques | |||
peuvent seules résoudre cette énigme. Dans Pistis | |||
Sophia, le nom de [[IEOU]], composé de quatre voyelles, | |||
est ordinairement accompagné de l'épithète "d'Homme | |||
Primordial ou Premier". Cela démontre encore que la | |||
Gnose n'était que l'écho de notre Doctrine Archaïque. | |||
Les noms qui correspondent à Parabrahman, à Brahma et | |||
à Manou, le premier Homme pensant, sont composés de | |||
sons comprenant une voyelle, trois voyelles et sept | |||
voyelles. Marcus, dont la philosophie était certainement | |||
plus Pythagoricienne qu'autre chose, parle d'une | |||
révélation qui lui fut faite des sept Cieux, qui émirent | |||
chacun le son d'une voyelle en prononçant les sept noms | |||
des sept [[Hiérarchies]] (Angéliques).</blockquote> | |||
Lorsque l'Esprit a imprégné jusqu'au plus minuscule [[atome]] des sept | |||
Principes du Cosmos, alors commence la Création Secondaire qui suit la | |||
période de repos dont nous venons de parler. | |||
({{ds}}, II, pp.181-183) | |||
---- | |||
En traitant, dans ses ''Mythical Monsters'' (p. 212), la question du Dragon chinois et de | |||
la littérature chinoise, M. Charles Gould écrit : "Les mythologies, les histoires, les religions, les | |||
récits populaires et les proverbes de la [[Chine]], sont pleins d'allusions à un être mystérieux possédant | |||
une nature physique et des attributs spirituels. Doté d'une forme acceptée, qu'il a le pouvoir | |||
surnaturel de rejeter pour en revêtir d'autres, il possède la faculté d'influer sur le temps, de | |||
provoquer à son gré des périodes de sécheresse ou des pluies fertilisantes, de faire naître des | |||
tempêtes et de les apaiser. On pourrait composer des volumes à l'aide des légendes éparses que l'on | |||
rencontre partout et qui traitent de cette question." | |||
Cet "être mystérieux" est le Dragon mythique, c'est-à-dire le symbole de l'[[Adepte]] historique et réel, | |||
du [[Maître]], du Professeur de Sciences [[Occultes]] de jadis. Nous avons dit ailleurs que les grands | |||
"Magiciens" de la Quatrième et de la Cinquième [[Races]] étaient généralement appelés "Serpents" et | |||
"Dragons" d'après leurs Progéniteurs. Tous appartenaient à la Hiérarchie de ceux que l'on appelait | |||
les "Flamboyants Dragons de Sagesse", les Dhyân Chohans, répondant d'une façon générale aux | |||
[[Agnishvâtta Pitris]], aux [[Marouts]] et aux [[Roudras]], comme le produit de leur Père Roudra, que l'on | |||
identifie avec le Dieu du [[Feu]]. Le texte en dit davantage. Or, Clément, un Néo-Platonicien [[Initié]], | |||
connaissait naturellement l'origine du mot "Dragon" et savait pourquoi on appelait ainsi les Adeptes | |||
Initiés, attendu qu'il connaissait le secret de l'[[Agathodaemon]], du [[Christ]], du Serpent à sept voyelles | |||
des Gnostiques. Il savait que le dogme de sa foi nouvelle exigeait la transformation de tous les | |||
rivaux de [[Jéhovah]] – des [[Anges]] qui étaient supposés s'être révoltés contre cet "[[Elohim]]" comme le | |||
Titan [[Prométhée]] s'était révolté contre [[Zeus]], l'usurpateur du royaume de son père – et que "Dragon" | |||
était le nom [[mystique]] des "Fils de la Sagesse" ; c'est cette connaissance qui fit naître sa définition, | |||
aussi cruelle qu'arbitraire : "serpents et géants signifient démons", c'est-à-dire non pas des "Esprits" | |||
mais des Diables, en langage ecclésiastique. | |||
({{ds}}, III, p.350, note 1) | |||
---- | |||
En attendant, nous pouvons ajouter que, pour les Gnostiques, le | |||
second [[Adam]] émane aussi de l'Homme Primordial, de l'[[Adamas]] Ophite "à | |||
l'image duquel il est créé" ; le troisième – un [[Androgyne]] – émane de ce | |||
second. Ce dernier est symbolisé par les sixième et septième couples | |||
d'[[Æons]] mâles femelles, [[Amphian-Essumen]] (Άµφαὶν-Έσσουµὲν) et | |||
[[Vannanin-Lamer]] (Οὺανανὶν-Λαµερτάὸε) Père-Mère <ref>Voyez la Table Valentinienne dans Epiphane. ''Adv. Hoer.'', I, XXXI,</ref> – tandis que le | |||
quatrième Adam, ou la Quatrième [[Race]], est représenté par un [[Priape]] | |||
monstrueux. Ce dernier – fantaisie post-chrétienne – est la copie dégradée | |||
du symbole gnostique anté-chrétien de "l'Etre bon" ou de "Celui qui créait | |||
avant que quelque chose n'existât" le Priape Céleste – vraiment né de | |||
[[Vénus]] et de Bacchus lorsque Bacchus aussi est Iao ou Jéhovah et [[Baal]] ou | |||
[[Adon]], tout comme ce Dieu revint de son expédition aux Indes, car Vénus | |||
et Bacchus sont les types postérieurs d'[[Aditi]] et de l'[[Esprit]]. Le Priape plus | |||
récent, bien que ne faisant qu'un avec Agathodaemon, le Sauveur | |||
gnostique, et même avec [[Abraxas]], ne représente plus le glyphe du Pouvoir | |||
créateur abstrait, mais symbolise les quatre Adams ou Races ; la | |||
cinquième étant représentée par les [[cinq]] branches coupées de l'Arbre de la | |||
Vie, sur lequel se tient le vieillard dans les gemmes gnostiques. Le nombre | |||
des Races-Mêres était rappelé dans les anciens temples grecs, par les sept | |||
voyelles, dont cinq étaient encadrées dans un panneau des Salles | |||
d'Initiations des Sanctuaires. Le glyphe égyptien était constitué par une main portant cinq doigts ouverts ; dont le cinquième, ou auriculaire, n'était qu'à demi développé et aussi par cinq "[[N]]" – des hiéroglyphes représentant, | |||
cette lettre. Les Romains employaient les cinq voyelles [[A]], [[E]], [[I]], [[O]], [[V]], dans | |||
leurs temples, et au Moyen Age, ce symbole archaïque fut adopté comme | |||
devise par la Maison de Habsbourg. ''Sic transit gloria !'' | |||
({{ds}}, IV, p.15) | |||
---- | |||
King nous rappelle, dans son ''Gnostics and their Remains'', que la | |||
langue grecque ne possédait qu'un seul mot pour voyelle et voix. Ce fait a | |||
donné naissance à de nombreuses interprétations erronées de la part des | |||
non-initiés. Cependant, en se basant simplement sur ce fait bien connu, on | |||
peut tenter une comparaison et jeter des flots de lumière sur plusieurs | |||
significations mystiques. Ainsi les mots "Son" et "Langage" employés si | |||
souvent dans les ''[[Oupanishads]]'' et les ''[[Pouranas]]'', peuvent être comparés | |||
avec les "Voyelles" des Gnostiques et avec les "Voix" des Tonnerres et des | |||
Anges dans la Révélation. Les mêmes se retrouvent dans ''Pistis Sophia'' et | |||
dans d'autres fragments et Manuscrits anciens. Ceci fut remarqué, même | |||
par le positif auteur de l'ouvrage que nous venons de mentionner. | |||
Hippolyte, un des premiers Pères de l'Eglise, nous apprend ce que | |||
Marcus – un [[Pythagoricien]] plutôt qu'un Gnostique Chrétien et très | |||
certainement un [[Cabaliste]] – avait reçu par révélation mystique. On dit qu'il fut révélé à | |||
Marcus que : | |||
<blockquote>Les sept cieux <ref>Les "Cieux" sont identiques aux "Anges", comme il a déjà été dit.</ref>prononcèrent, chacun une voyelle et | |||
toutes celles-ci, combinées ensemble, formèrent une | |||
doxologie unique "dont le son transmis en bas (du sein | |||
de ces sept cieux) jusqu'à la Terre, devint, le créateur et | |||
le père de toutes les choses qui existent sur la Terre"<ref>''Philosophumena'', VI. – 48 ; cité par King, ''Gnostics and their Remains'', p. 120.</ref>.</blockquote> | |||
Si nous remplacions la phraséologie Occulte par un langage plus | |||
simple, cela voudrait dire : Le Logos Septuple s'étant différencié en sept | |||
Logoï, ou Puissances (Voyelles) Créatrices, celles-ci (le Second Logos ou | |||
"Son") créèrent tout sur la Terre. | |||
Celui qui est familiarisé avec la littérature Gnostique, ne peut | |||
guère manquer de voir dans l'''[[Apocalypse]]'' de [[saint Jean]] une œuvre de la | |||
même école de pensée. En effet, saint Jean y dit que : | |||
<blockquote>Sept tonnerres firent entendre leurs voix... (et) j'étais sur | |||
le point d'écrire... (mais) j'entendis une voix du ciel me | |||
dire : les choses que les sept tonnerres ont articulé et ne | |||
les écris pas <ref>King, ''Gnostics and their Remains,'', X. 3, 4.</ref>.</blockquote> | |||
La même injonction est adressée à Marcus ; la même à tous les autres | |||
demi-Initiés ou Initiés complets. L'identité même des expressions | |||
employées et des idées latentes trahit toujours une partie des Mystères. | |||
Nous devons toujours chercher plus d'un sens à tout mystère | |||
allégoriquement révélé, principalement à ceux dans lesquels apparaissent | |||
le nombre sept et sa multiplication de sept, par sept, ou quarante-neuf. Or, | |||
lorsque, dans Pistis Sophia, le [[Rabbin]] [[Jésus]] est invité par ses [[disciples]] à | |||
leur révéler les "Mystères de la Lumière de son Père" – c'est-à-dire du Soi | |||
Supérieur illuminé par l'Initiation et le Savoir Divin – Jésus répond : | |||
<blockquote>Cherchez-vous à pénétrer ces mystères ? Aucun mystère | |||
n'est meilleur que ceux-ci qui conduiront vos âmes dans | |||
la Lumière des Lumières, dans le domaine de la Vérité et | |||
de la Bonté, dans l'endroit où il n'y a ni mâle, ni femelle, | |||
ni forme, mais seulement la Lumière éternelle dont on ne | |||
doit pas parler. Rien n'est donc plus excellent que ces | |||
mystères que vous cherchez à pénétrer, sauf le seul | |||
mystère des sept Voyelles et de leurs quarante-neuf | |||
Puissances, ainsi que de leurs nombres. Et aucun nom | |||
n'est plus excellent que toutes ces (Voyelles) <ref>''Pistis Sophia'', page 378 éd. anglaise, King, ''Gnostics and their Remains'', loc. cit.</ref>.</blockquote> | |||
Ainsi que le dit le Commentaire au sujet des "Feux" : | |||
<blockquote>Les Sept Pères et les Quarante-neuf Fils flamboient dans | |||
l'Obscurité, mais ils sont la Vie et la Lumière et leur | |||
continuation durant le cours dit Grand Age.</blockquote> | |||
Il devient donc évident que toute interprétation [[Esotérique]] de | |||
croyances [[exotériques]], exprimées sous une forme allégorique, cache la | |||
même idée latente – le nombre basique sept, le composé de trois et de | |||
quatre, précédé par le divin trois [[Image:petittriangle.jpg]] et constituant le nombre parfait dix. | |||
Ces nombres s'appliquent aussi à des divisions du temps, à la | |||
cosmographie, métaphysique et physique, aussi bien qu'à l'homme et à | |||
toutes les autres choses de la Nature visible. Ainsi ces sept Voyelles, avec | |||
leur quarante-neuf Puissances sont identiques aux trois et au Sept | |||
Feux des Hindous et à leur quarante-neuf Feux ; identiques aux mystères | |||
numériques du ''[[Simorgh]]'' [[Persan]] ; identiques à ceux des Cabalistes Juifs. | |||
Ces derniers, rapetissant ces nombres (leur manière de "voiler"), | |||
ramenèrent la durée de chaque Renouveau successif ou de ce que nous | |||
appelons des [[Rondes]] en langage Esotérique, à 1.000 ans seulement ou, | |||
pour les sept renouveaux du Globe, 7.000 ans, au lieu, comme c'est plus | |||
probable, de 7.000.000.000 et assignèrent à l'Univers une durée totale de | |||
49.000 ans seulement<ref>Voyez ''[[La Doctrine Secrète]]'', vol. III, p. 81.</ref>. | |||
Or, la ''[[Doctrine Secrète]]'' fournit une [[clef]] qui nous révèle, sur la base | |||
indiscutable de l'analogie comparative, que [[Garouda]], l'allégorique et | |||
monstrueux mi-homme et mi-oiseau – le [[Vâhana]], ou véhicule, sur lequel | |||
Vishnou, en sa qualité de [[Kâla]], ou du "Temps", est représenté comme | |||
chevauchant – constitue l'origine de toutes les allégories de ce genre. C'est | |||
le [[Phénix]] Indien, l'emblème du temps cyclique et périodique, l' "homme-[[lion]]" | |||
([[Singha]]), dont la représentation est si fréquente sur ce que l'on | |||
appelle les gemmes Gnostiques <ref>Ainsi que l'avoue C. W. King, qui fait autorité au sujet des antiquités gnostiques, ces gemmes | |||
"Gnostiques" ne sont pas l'œuvre des Gnostiques, mais appartiennent à des périodes Pré- | |||
Chrétiennes et sont l'œuvre de [[magiciens]]" (''Gnostics and their Remains'', p. 241).</ref>. | |||
Au-dessus des sept [[rayons]] de la [[couronne]] du lion et correspondant à | |||
leurs pointes, se trouvent les sept voyelles de l'alphabet grec ΑΕΗΙΟΥΩ, | |||
pour témoigner des Sept Cieux <ref>King, ''ibid.'', p. 218.</ref>. | |||
C'est le Lion Solaire et l'emblème du [[Cycle]] Solaire, de même que | |||
Garouda <ref>Le manque d'intuition des Orientalistes et des Antiquaires, passés et présents, est remarquable. | |||
Ainsi Wilson, le traducteur de la ''[[Vishnou Pourâna]]'', déclare, dans sa préface, que dans la ''Garouda | |||
Pourâna'' il n'a trouvé "aucun compte rendu de la naissance de Garouda". Considérant qu'un compte | |||
rendu de la "[[Création]]" en général, y est donné et que Garouda est co-éternel avec Vishnou, le [[Maha | |||
Kalpa]], ou Grand Cycle Vital, commençant et finissant avec le Vishnou en manifestation, quel autre | |||
compte rendu de la naissance de Garouda pouvait-on espérer !</ref> est celui du Grand Cycle, du Mahâ Kalpa, co-éternel avec Vishnou et aussi, bien entendu, l'emblème du Soleil et du Cycle Solaire. | |||
Ceci est prouvé par les détails de l'allégorie. Lors de sa naissance, | |||
Garouda, en raison de son "éblouissante splendeur", fut pris pour Agni, le | |||
Dieu du Feu et fut, en conséquence, appelé [[Gaganeshvara]], | |||
"Seigneur du Ciel". Sa représentation en qualité d'[[Osiris]], sur les gemmes | |||
[[Abraxas]] (Gnostiques) et par de nombreuses têtes de monstres allégoriques, | |||
ayant la tête et le bec d'un [[aigle]] ou d'un [[faucon]] – tous deux des oiseaux | |||
solaires – dénote le caractère solaire et cyclique de Garouda. Son fils est | |||
[[Jâtabou]], le cycle de 60.000 ans. Comme le fait remarquer, avec raison, C. | |||
W. King : | |||
<blockquote>Quelle qu'ait été sa signification originale (celle de la | |||
gemme avec le lion solaire et les voyelles) il fut | |||
probablement importé, sous sa forme actuelle, des Indes | |||
(cette véritable source de l'iconographie gnostique <ref>''Ibid.'', loc. cit.</ref>.</blockquote> | |||
Les mystères des sept Voyelles Gnostiques, articulées par les | |||
Tonnerres de saint Jean, ne peuvent être déchiffrées que par l'Occultisme | |||
primordial et original d'[[Aryâvarta]], apporté aux Indes par les Brahmanes | |||
primordiaux, qui avaient été initiés dans l'Asie Centrale. Et c'est cet | |||
Occultisme que nous étudions et que nous cherchons à expliquer autant | |||
que possible dans ces pages. Notre doctrine de sept Races et de sept | |||
[[Rondes]] de vie et d'évolution autour de notre [[chaîne]] terrestre de [[Sphères]], se | |||
retrouve même dans l'Apocalypse <ref>Voyez l'''[[Apocalypse]]'', XVIL, 2 et 10 et le Lévitique, 15 à 18 : le premier Passage parle "des sept | |||
Rois", dont ''cinq'' sont, passés et le second parle des sept [[Sabbats]]", etc.</ref>. Lorsque les sept "Tonnerres", ou | |||
"Sons", ou "Voyelles" – un des sons, parmi les sept de chacune de ces | |||
voyelles, se rapporte directement à notre propre Terre et à ses sept Races- | |||
Mères dans chaque Ronde – "eurent fait entendre leurs voix", mais eurent | |||
défendu au Voyant de les noter et lui eurent, fait "sceller ces choses", que | |||
fit l'Ange "qui se tenait sur la mer et sur la terre". | |||
({{ds}}, IV, pp.146-149) | |||
---- | |||
Nous rappelons au lecteur que ces "cinq ministres" sont symbolisés à | |||
la fois par le [[Dauphin]], qui avait vaincu le mauvais vouloir de la chaste | |||
[[Amphitrite]] à épouser [[Poséidon]] et par le [[Triton]], leur fils. Ce dernier, dont le | |||
corps était, au-dessus de la taille, celui d'un homme, et, au-dessous, celui | |||
d'un dauphin, d'un [[poisson]], a encore des rapports très mystérieux avec | |||
[[Oannès]], le [[Dag]] Babylonien et aussi avec l'[[Avatar]] [[Matsya]] (de Poisson) de | |||
Vishnou, qui enseignent tous deux la Sagesse aux mortels. Le Dauphin, | |||
comme le savent tous les Mythologues, fut placé, pour son service, par | |||
Poséidon, parmi les constellations et devint, pour les Grecs, le | |||
[[Capricorne]], la [[Chèvre]], dont le train de derrière est celui d'un Dauphin et | |||
qui est aussi identique au [[Makara]], dont la tête est aussi celle d'une [[antilope]] | |||
et le corps et la queue ceux d'un poisson. C'est pour cette raison que le | |||
signe de Makara figurait sur la bannière de [[Kâmadéva]], le Dieu Indien de | |||
l'[[Amour]], identifié dans l'''[[Atharva Véda]]'', avec Agni, le Dieu du Feu, le fils | |||
de [[Lakshmî]], comme l'explique correctement le ''[[Harivamsha]]''. En effet, | |||
Lakshmî et [[Vénus]] ne font qu'une et [[Amphitrite]] est la forme primitive de | |||
Vénus. Or, [[Kâma]], le [[Makara-kétou]], est [[Aja]], le "non-né" et [[Atmâ-bhoû]], le | |||
"soi-existant" et Aja est le Logos dans le ''[[Rig Véda]]'', car il est représenté | |||
comme la première manifestation de l'Unique : en effet, "d'abord naquit en | |||
Lui le [[Désir]], qui était le germe principal du [[Mental]]", ce qui "rattache | |||
l'entité à la non-entité" ou [[Manas]], le cinquième, avec [[Atmâ]], le septième. | |||
Esotériquement, disent les Sages. Ceci est la première phase. La seconde, sur le plan suivant de la manifestation, nous montre Brahmâ que nous | |||
choisissons comme un représentant de tous les autres Premiers Dieux des | |||
nations – faisant jaillir de son corps ses Fils Nés du Mental, "[[Sanandana]] et | |||
autres", qui, durant la cinquième "création", puis encore durant la | |||
neuvième (dans le but de "voiler") deviennent les [[Koumâras]]. Terminons en | |||
rappelant aux lecteurs que des chèvres étaient sacrifiées à Amphitrite et | |||
aux [[Néréïdes]], sur le rivage de la mer – de même que des chèvres sont | |||
sacrifiées jusqu'à présent à [[Dourgâ Kâlî]], qui n'est que le côté noir de | |||
Lakshmî (Vénus), le côté blanc de [[Shakti]] – et en suggérant quels sont les | |||
rapports que ces animaux peuvent avoir avec le Capricorne, dans lequel | |||
apparaissent vingt-huit étoiles rangées de façon à représenter la forme | |||
d'une chèvre et cette chèvre, les Grecs en firent Amalthée, la mère | |||
nourricière de [[Jupiter]]. Pan, le [[Dieu]] de la Nature, avait des pieds de [[bouc]] et | |||
se changea en bouc à l'approche de [[Typhon]]. Mais c'est là un mystère sur | |||
lequel l'auteur n'ose pas s'appesantir longuement, n'étant pas sûre d'être | |||
comprise. Aussi le côté mystique de l'interprétation doit-il être laissé à | |||
l'intuition de l'étudiant. Notons encore une chose de plus en plus en | |||
relation avec le mystérieux nombre Cinq. Il symbolise à la fois l'Esprit de | |||
la Vie Eternelle et l'esprit terrestre de vie et d'amour dans le composé | |||
humain et il comprend la magie divine et infernale et la quintessence | |||
universelle et individuelle de l'être. Ainsi les cinq mots, ou les cinq | |||
voyelles, mystiques, articulés par Brahmâ lors de la "création" et qui | |||
devinrent dans la suite le [[Panchadasha]] (certains hymnes [[Védiques]] | |||
attribués à ce Dieu), constituent, dans leur potentialité créatrice et | |||
magique, le côté blanc des cinq Makâras noirs [[Tântriques]], ou les cinq [[m]]. | |||
Makara, la constellation, est en apparence un nom dépourvu de | |||
sens et absurde ; pourtant, même en dehors de son sens anagrammatique | |||
en conjonction avec le terme Koumâra, la valeur numérique de sa première | |||
syllabe et sa résolution Esotérique en cinq, ont une signification très | |||
grande et très Occulte dans les mystères de la Nature. | |||
({{ds}}, IV, pp.166-168) | |||
---- | |||
Les caractères [[Dévanâgari]], dont on se sert généralement pour écrire le | |||
Sanscrit, contiennent tout ce que renferme les alphabets hermétiques, | |||
[[Chaldéen]] et [[Hébreu]] et, en outre, la signification Occulte du "son éternel" | |||
et le sens donné à chaque lettre dans ses rapports avec les choses | |||
spirituelles comme avec les choses terrestres. Comme l'alphabet hébreu ne | |||
renferme que [[vingt-deux]] lettres et [[dix]] nombres fondamentaux, tandis que | |||
le Dévanâgari contient [[trente-cinq]] consonnes et [[seize]] voyelles, soit un total | |||
de [[cinquante et une]] lettres simples, auxquelles viennent s'ajouter | |||
d'innombrables combinaisons, la marge laissée à la spéculation et au savoir | |||
est proportionnellement beaucoup plus large. Chaque lettre a son équivalent dans d'autres langues et aussi son équivalent dans un chiffre ou | |||
dans des chiffres de la table de calculs. Chaque lettre a aussi d'autres | |||
nombreuses significations, qui dépendent des idiosyncrasies et des | |||
caractéristiques de la personne, de l'objet ou du sujet qu'il s'agit d'étudier. | |||
De même que les Hindous prétendent avoir reçu les caractères Dévanâgari | |||
de [[Sarasvatî]], qui inventa le Sanscrit, la "langue des [[Dévas]]" ou | |||
Dieux (dans leur panthéon exotérique), de même la plupart des Nations | |||
anciennes réclamaient le même privilège pour l'origine de leurs lettres et | |||
de leurs langues. La Cabale appelle l'alphabet Hébreu les "lettres des | |||
Anges", qui auraient été communiquées aux Patriarches, exactement | |||
comme le Dévanâgarî fut communiqué aux [[Richis]] par les Dévas. Les | |||
Chaldéens découvrirent leurs lettres tracées dans le ciel, par les "étoiles et | |||
comètes non encore fixées", nous dit le ''[[Livre des Nombres]]'', tandis que les | |||
[[Phéniciens]] possédaient un alphabet sacré formé par les torsions des | |||
serpents sacrés. Le [[Natar Khari]] (alphabet hiératique) et la langue secrète | |||
(sacerdotale) des Egyptiens, ont d'étroits rapports avec la plus antique | |||
"langue de La [[Doctrine Secrète]]". C'est un Dévanâgari avec des | |||
combinaisons et des additions mystiques, dans lesquelles le [[Senzar]] entre | |||
pour une large part. | |||
({{ds}}, V, 111-112) | |||
---- | |||
''Q. Quelle est la prononciation correcte de [[AUM]] ?'' | |||
R. Il faudrait s'y exercer physiquement, toujours sur le même ton, ton | |||
qui doit être découvert de la même façon qu'on a su trouver la couleur | |||
particulière de l'étudiant, attendu que chacun a son ton qui lui est propre. | |||
AUM est composé de deux voyelles et d'une demi-voyelle, et cette | |||
dernière doit être allongée. De même que la Nature a son "Fa", chaque | |||
homme possède aussi sa note fondamentale, l'homme étant une | |||
différenciation de la Nature. Le corps peut être comparé à un instrument et | |||
l'[[Ego]] à celui qui en joue. Vous commencez par produire des effets sur | |||
vous-même, puis vous apprenez, peu à peu, à agir sur les [[Tattvas]] et les | |||
Principes. Apprenez d'abord à connaître les notes, puis les accords et enfin | |||
les mélodies. Une fois que l'étudiant est maître de toutes les cordes, il peut | |||
commencer à collaborer avec la Nature et à travailler pour autrui. | |||
Il peut alors, grâce à l'expérience qu'il a acquise de sa propre nature, et à sa | |||
connaissance des accords, faire vibrer celui qui peut être utile à une autre | |||
personne, et ainsi servir de tonique pour de bons résultats. | |||
Cherchez à vous représenter clairement le [[triangle]] géométrique sur | |||
chacun des [[plans]], que votre conception devienne graduellement plus | |||
métaphysique et qu'elle aboutisse au Triangle subjectif [[Atmâ]]-[[Buddhi]]- | |||
[[Manas]]. Ce n'est que par la connaissance de ce Triangle, sous toutes les | |||
formes, que vous pouvez réussir, par exemple, à englober le passé et | |||
l'avenir dans le présent. Souvenez-vous que vous avez à fondre le | |||
[[Quaternaire]] dans le Triangle. Le Manas inférieur est attiré en haut, avec le | |||
[[Kâma]], le [[Prâna]] et le [[Linga]], n'abandonnant derrière lui que le [[corps | |||
physique]], de sorte que l'inférieur renforce le supérieur. | |||
L'on peut faire des progrès en [[Occultisme]], même en [[Dévachan]], si le | |||
[[Mental]] et l'[[Ame]] sont orientés dans ce sens durant la vie ; mais c'est | |||
seulement comme dans un songe, et le savoir s'effacera comme s'efface le | |||
souvenir d'un rêve, à moins qu'il ne soit maintenu vivace par des études | |||
conscientes. | |||
({{ds}}, VI, pp.251-252) | |||
---- | |||
Il faut se souvenir que dans les [[véhicules]] [[astral]] et [[mental]], se trouve la | |||
contrepartie des [[centres]] situés dans le [[corps physique]]. Ces centres concernent | |||
la [[matière]] et son évolution. Une déclaration fondamentale peut être faite au | |||
sujet des [[feux]] internes du [[soleil]], de la planète, de l'homme et de l'[[atome]] : | |||
<blockquote>Il existe dans le Soleil, dans la planète, dans l'homme et dans l'atome, un | |||
point central de chaleur ou (si on peut employer un terme aussi impropre et | |||
restrictif une caverne centrale de feu, ou noyau de chaleur, et ce noyau central | |||
atteint les limites de sa sphère d'influence, son [[cercle infranchissable]] par un | |||
[[canal]] triple [''[[NDE]] : note de bas de page reproduite ci-après''].</blockquote> | |||
L'essence divine qui pénètre l'univers entier, composé de millions de | |||
systèmes solaires, est captée par notre soleil et transmise sous forme manifestée | |||
jusqu'aux limites extrêmes de notre système solaire, afin que cette essence | |||
manifestée soit le sol de base pour la croissance, l'entretien et la destruction de | |||
nos mondes : cette essence divine est simplement le [[Nadam]] de notre | |||
philosophie yoguique : ce Nadam ou [[OM]] se manifeste ensuite en sept courants. | |||
Le non-manifesté est manifesté ou porté par les ramifications subséquentes. | |||
Ces courants sont les sept voyelles ou les sept notes. Ces sept voyelles ou notes | |||
doivent avoir une corrélation avec les sept mètres [[védiques]], puisque dans le | |||
''[[Vishnu Purana]]'', Parasara décrit les mètres védiques comme les coursiers de | |||
l'essence solaire. ''Some Thoughts on the Gita''. p. 74. | |||
({{feucosm}}, p. 58) | |||
---- | |||
Sur le [[plan bouddhique]], l'ouïe (qui possède alors cette qualité synthétique | |||
appelée [[télépathie]]) se manifeste en compréhension totale, car elle comporte | |||
deux choses : | |||
# La connaissance et la perception du son individuel, | |||
# La même connaissance du son de groupe, qu'elle unifie complètement. | |||
Cela engendre une compréhension absolument parfaite, et c'est le | |||
secret du pouvoir du Maître. | |||
Sur le [[plan atmique]] l'ouïe parfaite devient [[béatitude]]. Le [[son]], base de | |||
l'existence ; le son, méthode d'être ; le son, ultime unificateur ; le son reconnu | |||
comme raison d'être, comme méthode d'évolution, et donc comme béatitude [''[[NDE]] : note de bas de page reproduite ci-après'']. | |||
"Le principal agent par lequel la roue de la Nature est mue dans une direction | |||
phénoménale est le son. Le [[Son]] est le premier aspect du [[pentagone]] manifesté, | |||
puisqu'il est une propriété de l'[[éther]], appelé [[Akas]], et ainsi que je l'ai déjà dit, la | |||
récitation [[Védique]] est le plus haut [[Yagnam]], contenant tous les Yagnams | |||
mineurs et tendant à maintenir le pentagone manifesté en bon ordre. Selon | |||
l'opinion de nos plus grands philosophes le son ou parole est après la pensée le | |||
plus haut agent [[karmique]] utilisé par l'homme. | |||
Parmi les divers agents [[karmiques]] dont l'homme se sert pour modeler son | |||
environnement et lui-même, le son ou parole est le plus important, car parler | |||
c'est agir dans l'éther ce qui évidemment gouverne le [[quaternaire]] inférieur des | |||
[[éléments]], l'[[air]], le [[feu]], l'[[eau]] et la [[terre]]. Le son ou langage humain contient donc | |||
tous les éléments nécessaires pour agir sur les différentes classes de Dévas et | |||
ces éléments sont évidemment les voyelles et les consonnes. Les détails de la | |||
philosophie du son, dans sa relation avec les dévas qui président le monde | |||
subtil, appartiennent au domaine du vrai [[Mantra]] [[Sastra]], qui est évidemment | |||
entre les mains de Ceux qui savent." ''Quelques pensées sur la Gita'', p. 72 (édition anglaise). | |||
({{feucosm}}, p.192) | |||
---- | |||
[La] [[Loi d'Economie]] a plusieurs lois subsidiaires qui gouvernent ses | |||
effets sur les différents degrés de matière. Ainsi qu'il a été dit, cette Loi est | |||
entrée en action grâce au son émis par le Logos. Le [[Mot Sacré]], ou Son émis par | |||
le Créateur, existe sous différentes formes, et bien qu'en réalité il ne fasse qu'un | |||
seul Mot il a plusieurs syllabes. L'ensemble des syllabes forme une phrase | |||
solaire ; séparées, elles forment certains mots de pouvoir, produisant | |||
différents effets [''[[NDE]] : note de bas de page reproduite ci-après'']. | |||
"Le ''[[véda]]'', chant du monde des sons humains, fut donné à l'homme pour qu'il | |||
en use métaphysiquement du point de vue de sa récitation correcte. Le chant du | |||
monde, obéissant à certaines lois des proportions de l'arithmétique | |||
Pythagoricienne, et communiquant son effet vibratoire au domaine de la | |||
substance cosmique, a provoqué chez cette dernière un processus de | |||
cristallisation que le philosophe [[Platon]] a appelé la géométrie du [[cosmos]]. Les différentes formes, depuis la molécule d'un cristal de sel, jusqu'à l'organisme | |||
merveilleusement complexe du corps humain, sont toutes des structures du | |||
grand géomètre cosmique, appelé [[Viswakarma]], le déva charpentier de nos | |||
écritures [[Puraniques]]. Le ''[[Véda]]'' révélé dont le rôle est de faire remonter l'origine | |||
du cosmos à la substance sonore de base symbolisée par [[OM]], s'est | |||
nécessairement divisé en trois Facteurs primordiaux, puis en sept voyelles, puis | |||
en sept [[notes]], puis en sept combinaisons de sept notes reposant sur les [[trois]] | |||
fondamentales, puis en hymnes. Tout ceci, tombant dans le domaine matériel | |||
des consonnes, produisit progressivement les formes manifestées cristallisées | |||
qui, prises collectivement, correspondent à l'univers. Le monde, pour un | |||
penseur, est le mouvement [[magique]], produit par le chanteur [[Orphique]] ou le | |||
[[Saraswati]] [[Hindou]]..." | |||
"Dans le ''[[Vishnu Purana]]'', (deuxième partie) vous verrez que le pouvoir résidant | |||
dans le soleil est représenté, comme le pouvoir Védique à trois aspects ; ce | |||
pouvoir, en tant que [[Rik]] crée, en tant que [[Yajus]] conserve, en tant que [[Sama]] | |||
détruit. Rik est donc le chant créateur des Dévas du Soleil, Yajus le chant qui | |||
entretient ou maintient, Sama le chant de destruction des Dévas du soleil et de | |||
construction des Dévas de la Lune. Rik est donc le chant des Dévas et Sama le | |||
chant des [[Pitris]], Yajua étant le chant intermédiaire. Le rôle des ''[[Védas]]'' varie | |||
évidemment selon le point de vue où on se place. Si vous prenez les Pitris, | |||
Sama est leur chant constructeur et Rik leur note destructrice. Les trois ''Védas'' | |||
correspondent à toutes les trinités de la Nature, et je vous demande de | |||
rechercher des renseignements complémentaires dans les ''[[Puranas]]'' si décriés". | |||
"Parmi les divers agents [[karmiques]] dont l'homme se sert pour modeler son | |||
environnement et lui-même, le son ou parole est le plus important, car parler | |||
c'est agir dans l'éther, ce qui évidemment gouverne le quaternaire inférieur des | |||
éléments, l'air, le feu, l'eau et la terre. Le son ou langage humain contient donc | |||
tous les éléments nécessaires pour agir sur les différentes classes de Dévas ces | |||
éléments sont évidemment les voyelles et les consonnes. Les détails de la | |||
philosophie du son, dans sa relation avec les dévas qui président le monde | |||
subtil, appartiennent au domaine du vrai Mantra Sastra qui est évidemment | |||
entre les mains de Ceux qui savent". Tiré de (''Quelques pensées sur la Gita'') | |||
''Some thoughts on the Gita''. | |||
({{feucosm}}, p.217) | |||
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Je souhaite ici aborder une question importante, concernant tous les Mots de Pouvoir. Je pourrais vous donner ces derniers sous leur ancienne forme [[Sensa]], mais | |||
il ne me serait pas possible, par le moyen de l'écriture, d'enseigner leur | |||
prononciation ancienne et particulière, ni la note sur laquelle ils doivent être | |||
énoncés. Autrefois, cela était considéré très important. Aujourd'hui, on enseigne | |||
aux disciples à travailler beaucoup plus sur les plans intérieurs de signification et | |||
de ne pas dépendre, comme auparavant, de l'activité extérieure du son. Rappelezvous | |||
que, maintenant, vous ne créez pas sur le plan extérieur. Les [[sons]] physiques | |||
sont donc relativement sans importance. Ce qui importe c'est l'aptitude du [[disciple]] à | |||
sentir la signification du Mot de Pouvoir lorsqu'il le prononce silencieusement. | |||
C'est la qualité de son idée qui amènera l'effet juste, et non la manière dont il | |||
produit un son à l'aide de ses cordes vocales et de sa bouche. On a enseigné aux | |||
étudiants que le [[A.U.M.]], énoncé silencieusement et écouté, a une plus grande | |||
puissance que lorsqu'il est émis de manière audible. Cela préparait l'énonciation de | |||
ces mots de Pouvoir. Ils ont appris la signification du [[O.M.]], même s'ils ne s'en sont | |||
pas rendu compte. Tout cela préparait à l'utilisation des Mots de [[Rayon]]. C'est la | |||
pensée derrière la forme, la sensibilité enregistrée concernant ces mots, et la | |||
compréhension de leur signification qui sont importantes. C'est l'aptitude à penser, à | |||
sentir et à lancer silencieusement l'appel de qualité à qualité, de signification à | |||
signification, de nature à nature, de forme à esprit qui importe, se souvenant | |||
toujours que ce qui se trouve sur le plan physique n'est pas un principe. Le son | |||
physique n'est pas ce qui conduira à la réussite dans la construction de l'[[antahkarana]]. C'est la qualité d'un type particulier de nature subjective (le rayon de | |||
l'[[âme]] dominant le rayon de la [[personnalité]]) qui attire ce qui est encore plus | |||
subjectif ; c'est cela, en vérité, qui accomplit le travail. Il faut se souvenir que, du | |||
point de vue de la [[Triade]] spirituelle, l'âme est de nature nettement objective. Ceci | |||
est l'affirmation d'un fait occulte qui sera mieux compris quand la nature de | |||
l'homme (telle que l'enseignent les sciences occultes) sera admise par les penseurs, | |||
les hommes de science, et les psychologues. | |||
Le point que je désire faire comprendre est que je ne vais donner aucun mot | |||
particulier, car ce serait inutile. Le [[O.M.]] est inutile pour la plupart des gens, même | |||
si des étudiants entraînés en tirent maintenant bénéfice. Cette inutilité générale | |||
vient non seulement de ce que les gens n'utilisent pas le Mot correctement, mais | |||
aussi de ce que, même lorsqu'ils l'emploient, ils ne maintiennent pas sa signification | |||
fermement dans leur conscience. Il en va de même d'un Mot de Pouvoir. A quoi | |||
cela servirait-il que j'essaie de donner le [[Mot]] du [[Premier rayon]], qui se présente à | |||
peu près ainsi UKRTAPKLSTI, lorsqu'on le présente sous sa forme symbolique | |||
écrite ? Certains sons sous cette forme écrite sont omis, car il n'existe aucune | |||
manière de les énoncer, puisqu'ils ne sont ni voyelles ni consonnes. Lorsqu'on le | |||
fait résonner correctement, le mot ci-dessus forme [[trois]] mots. Mais je peux donner, | |||
dans la mesure du possible, le sens équivalent en anglais, et c'est ce sens que je | |||
vous demande de garder à l'esprit quand vous énoncez mentalement le son ou Mot | |||
de Pouvoir, et vous efforcez de l'imaginer visuellement accomplissant le miracle | |||
ésotérique de la construction du pont. | |||
Le disciple de premier rayon doit donc faire face à ces exigences, de son | |||
mieux, et suivre les quatre stades de la technique de projection. Quand il a | |||
fidèlement suivi ce schéma, la fusion de l'âme et de la personnalité doit être tentée | |||
consciemment et obtenue dans une certaine mesure, et ces facteurs unifiés doivent | |||
être maintenus stables dans la lumière de la [[Triade]]. Un autre point d'intention | |||
focalisée est alors engendré, provoquant une tension nouvelle et encore plus | |||
dynamique. Dans le [[silence]] complet qui s'ensuit, l'acte de projection de | |||
l'antahkarana est accompli ; il est alors porté en avant sur l'impulsion du Mot de | |||
Pouvoir. Le [[symbolisme]] associé à ceci est sous-jacent dans l'emploi, en | |||
[[maçonnerie]], des mots auxquels on pourrait donner le sens suivant : "Qu'il en soit ainsi" prononcés la main droite tendue en avant exprimant la volonté incarnée de la [[Loge]], elle-même symbole de la [[Volonté]] et du [[Dessein]] du Tout-Puissant. | |||
({{rayonsinit}}, pp.513-515) | |||
== Voir aussi == | |||
* [[Aum]] | |||
* [[Voyelles Masorétiques]] | |||
== Notes et références == | |||
{{references|colonnes = 2}} | |||
{{occultisme}} | {{occultisme}} | ||