« Feu Cosmique » : différence entre les versions
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divine." | divine." | ||
''[[Doctrine Secrète]]'', I, 146.</blockquote> | ''[[La Doctrine Secrète]]'', I, 146.</blockquote> | ||
<blockquote>"Notre Terre et l'homme sont les produits des Trois Feux." | <blockquote>"Notre Terre et l'homme sont les produits des Trois Feux." | ||
''[[Doctrine Secrète]]'', IV, 258.</blockquote> | ''[[La Doctrine Secrète]]'', IV, 258.</blockquote> | ||
<blockquote>"Le Feu et la flamme détruisent le corps d'un [[Arhat]] ; leur | <blockquote>"Le Feu et la flamme détruisent le corps d'un [[Arhat]] ; leur | ||
essence le rend immortel." | essence le rend immortel." | ||
''[[Doctrine Secrète]]'', I, 35.</blockquote> | ''[[La Doctrine Secrète]]'', I, 35.</blockquote> | ||
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de la [[Mère]] ([[matière]])." | de la [[Mère]] ([[matière]])." | ||
''[[Doctrine Secrète]]'', I, 112. | ''[[La Doctrine Secrète]]'', I, 112. | ||
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émancipés, sont appelés des ''Feux''." | émancipés, sont appelés des ''Feux''." | ||
''[[Doctrine Secrète]]'', I, 114. | ''[[La Doctrine Secrète]]'', I, 114. | ||
''III. Le Feu de l'Esprit ou feu électrique.'' | ''III. Le Feu de l'Esprit ou feu électrique.'' | ||
"Lève la tête, ô Lanoo ; vois-tu une seule, ou d'innombrables | "Lève la tête, ô [[Lanoo]] ; vois-tu une seule, ou d'innombrables | ||
lumières au-dessus de toi, brillant dans le ciel sombre de la | lumières au-dessus de toi, brillant dans le ciel sombre de la | ||
nuit ?"<br /> | nuit ?"<br /> | ||
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en elle."<br /> | en elle."<br /> | ||
''[[Doctrine Secrète]]'', I, 145. | ''[[La Doctrine Secrète]]'', I, 145. | ||
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'''Trois Feux'''. Le nom donné à [[Atma]]-[[Buddhi]]-[[Manas]], qui lorsqu'ils sont réunis deviennent un. | |||
{{gloss}} | |||
== Passages référencés dans l'article == | |||
=== DS, I, 146 === | |||
Que dit l'enseignement ésotérique au sujet du Feu ? "''Le Feu est la | |||
réflexion la plus parfaite et la moins adultérée, dans le Ciel comme sur la | |||
Terre, de la FLAMME UNE. C'est la Vie et la Mort, l'origine et la fin de | |||
toute chose matérielle. C'est la "Substance" divine.''" Ainsi, non seulement | |||
les Adorateurs du [[Feu]], les [[Parsis]], mais même les tribus errantes et | |||
sauvages de l'Amérique qui se disent "enfants du Feu", montrent plus de | |||
science dans leur croyance et de vérité dans leurs superstitions que toutes | |||
les spéculations de la physique et du savoir modernes. Le chrétien qui dit : | |||
"''Dieu est un Feu vivant''", et qui parle des "langues de Feu" de la Pentecôte | |||
et du "[[Buisson Ardent]]" de [[Moïse]], est aussi adorateur du Feu que n'importe | |||
quel "Païen". Parmi les Mystiques et les [[Kabalistes]], les [[Rose-croix]] étaient | |||
ceux qui définissaient le Feu le plus correctement. Achetez une lampe de | |||
bazar, garnissez-la d'huile, et vous pourrez allumer à sa flamme les lampes, | |||
les bougies et les feux de tout le globe sans diminuer cette flamme. Si la | |||
Divinité, l'Un radical, est une Substance éternelle et infinie, jamais | |||
consumée ("le Seigneur, ton Dieu, est un feu qui consume"), il ne paraît pas | |||
raisonnable que l'enseignement Occulte soit tenu pour non-philosophique | |||
lorsqu'il dit : "Ainsi furent formés les (Mondes) [[Arûpa]] et [[Rûpa]] : d'UNE | |||
Lumière, [[Sept]] lumières ; de chacune des Sept, sept fois Sept", etc. | |||
({{ds}}, I, p.146<ref>[[NDE]] : Dans l'édition française, I, p.101</ref>) | |||
=== DS, IV, 258 === | |||
Le Commentaire dit : | |||
<blockquote>Notre Terre et l'homme [sont] les produits des trois Feux.</blockquote> | |||
Les noms de ces trois feux désignent, en Sanscrit, le ''[[Feu Electrique]]'', le | |||
''[[Feu Solaire]]'' et le ''[[Feu par Friction|Feu produit par le Frottement]]<ref>[[NDE]] : [[Feu par Friction]] dans la terminologie d'[[Alice Bailey]]</ref>''. Expliqués par le plan Cosmique et le plan humain, ces trois Feux sont l'[[Esprit]], l'[[Ame]] et le [[Corps]], | |||
les trois grands Groupes Radicaux avec leurs quatre divisions | |||
additionnelles. Celles-ci varient avec les écoles et – suivant l'usage que | |||
l'on en fait – deviennent les [[oupâdhis]] et les véhicules, ou leurs noumènes. | |||
Dans les comptes rendus exotériques, ils sont personnifiés par les "trois fils, d'une splendeur et d'un éclat éminents" d'[[Agni Abhimânin]], le fils aîné de [[Brahmâ]], le [[Logos]] Cosmique, par [[Svâhâ]], l'une des filles de [[Daksha]]<ref>[[Daksha]], "l'intelligent, le compétent". "Ce nom entraîne généralement avec lui l'idée de pouvoir créateur". C'est un fils de [[Brahmâ]] et d'[[Aditi]] et, suivant d'autres versions, un pouvoir auto-généré, | |||
qui, de même que [[Minerve]], jaillit du corps de son père. C'est le chef des [[Prajâpatis]], des Seigneurs | |||
ou Créateurs de l'Etre. Dans la ''[[Vishnou Pourâna]]'', [[Parâshara]] dit de lui : "Dans chaque [[Kalpa]] [ou | |||
[[Manvantara]]], Daksha et les autres naissent et sont de nouveau détruits." Et le ''[[Rig Véda]]'' dit que : | |||
"Daksha jaillit d'Aditi et Aditi de Daksha", allusion à l'éternelle renaissance cyclique de la même | |||
Essence divine.</ref>. | |||
Dans un sens métaphysique, le "[[Feu par Friction|Feu par le Frottement]]" signifie | |||
l'union entre [[Bouddhi]], le sixième, et [[Manas]], le cinquième "[[principes]]", qui | |||
sont de la sorte unis ou cimentés l'un à l'autre, le cinquième se fondant | |||
partiellement dans la [[Monade]] et en devenant une partie ; dans un sens | |||
physique, il se rapporte à l'étincelle créatrice ou germe, qui fructifie et | |||
génère l'être humain. Les trois Feux, dont les noms sont [[Pâvaka]], [[Pavamâna]] et [[Shuchi]], furent condamnés, dit-on, par une malédiction de [[Vasishtha]], le grand Sage, "à renaître sans cesse"<ref>''Bhagavata Pourâna'', IV, 24, 4.</ref>. C'est assez clair. | |||
En conséquence, les FLAMMES, dont on confond les fonctions dans | |||
les ouvrages exotériques et que l'on appelle indifféremment [[Prajâpatis]], | |||
[[Pitris]], [[Manous]], [[Asouras]], [[Richis]], [[Koumaras]], etc. <ref>Aucun de ces Ordres n'est distinct des [[Pitris]] ou Progéniteurs. Comme dit [[Manou]] : Les sages appellent nos pères, [[Vasous]] ; nos grands-pères paternels, [[Roudras]] ; nos arrière-grands-pères | |||
paternels, [[Adityas]] ; conformément au texte des [[Védas]]. "C'est là un éternel texte [[Védique]]", dit une | |||
autre traduction.</ref>, sont dites s'incarner | |||
personnellement dans la [[Troisième Race-Racine]] et, en conséquence, | |||
"renaître sans cesse". Dans la Doctrine Esotérique, on les appelle | |||
généralement les [[Asouras]], ou les [[Asoura Dévatâ]], ou [[Pitar Dévatâ]] ([[Dieux]]), | |||
car, ainsi que nous l'avons dit, ils furent d'abord des Dieux – et des plus | |||
hauts – avant de devenir "Non-Dieux" et d'être tombés du rang d'Esprit des | |||
Cieux à celui d'Esprits de la Terre<ref>Ainsi que l'a découvert de nos jours feu G. Smith dans la littérature Babylonienne inscrite sur | |||
des cylindres, il en était de même dans la Théogonie Chaldéenne. [[Ishtar]], "aîné du Ciel et de la | |||
Terre". Au-dessous de lui les [[Igigi]] ou [[Anges]] du Ciel et les [[Anoûnaki]] ou Anges de la Terre. Au-dessous | |||
encore de ceux-ci différentes catégories d'Esprits et de "[[Génies]]" appelés : [[Sadou]], | |||
[[Vadoukkou]], [[Ekimou]], [[Gallou]] – dont les uns étaient bons et les autres mauvais (Voyez ''Babylonian | |||
Mythology'', de Smith, et aussi les ''Hibbert Lectures'', de Sayce, p. 141).</ref> – [[exotériquement]], notez-le bien, | |||
suivant le dogme orthodoxe. | |||
({{ds}}, IV, p.258<ref>[[NDE]] : Dans l'édition française, III, p.308</ref>) | |||
=== DS, I, 35 === | |||
Il faut espérer que la lecture du présent livre modifiera les idées, | |||
généralement erronées, du public en ce qui concerne le [[Panthéisme]]. C'est | |||
une erreur de regarder les [[Bouddhistes]] et les [[Occultistes]] [[Advaïtas]] comme | |||
des Athées. S'ils ne sont pas tous philosophes, ils sont du moins tous | |||
logiciens ; leurs objections et leurs arguments sont fondés sur un | |||
raisonnement rigoureux. En vérité, si l'on prend le [[Parabrahman]] des | |||
Hindous comme représentant les divinités cachées et sans nom des autres | |||
nations, on trouvera que ce Principe absolu est le prototype dont furent | |||
tirées toutes les autres. Parabrahman n'est pas "[[Dieu]]", parce que ce n'est | |||
pas un Dieu. "C'est ce qui est suprême et non suprême ([[Paravara]])"<ref>''Mândûkya Upanishad'', I, 28.</ref>. Cela | |||
est "suprême" comme Cause, non comme effet. Parabrahman est | |||
simplement comme "Réalité sans seconde", le [[Kosmos]] qui contient tout – | |||
ou plutôt, l'Espace Cosmique infini – au sens spirituel le plus élevé, | |||
naturellement. [[Brahman]] (neutre), étant la Racine immuable, pure, libre, incorruptible et suprême, Unique Existence vraie, [[Paramârthika]]", et le [[Chit]] et [[Chaïtanya]] (Intelligence, Conscience) absolu, ne peut être connaisseur, | |||
"car CELA ne peut avoir aucun sujet de cognition". La Flamme peut-elle | |||
être appelée l'Essence du Feu ? Cette Essence est "la VIE et la LUMIERE | |||
de l'Univers le feu et la flamme visibles ne sont que destruction, mort et | |||
mal". Le Feu et la Flamme détruisent le corps d'un [[Arhat]], | |||
leur Essence le rend immortel."<ref>''Bôdhimûr'', II</ref> "La connaissance de l'[[Esprit]] absolu | |||
n'est, comme la splendeur du soleil, ou la chaleur dans le feu, autre chose | |||
que l'Essence absolue même", dit [[Sankarâchârya]], CELA est l' "Esprit du | |||
Feu", non le Feu même ; aussi "les attributs de ce dernier, Chaleur ou | |||
Flamme, ne sont pas les attributs de l'Esprit, mais de ce dont l'Esprit est la | |||
cause inconsciente". La phrase ci-dessus n'est-elle pas la véritable note | |||
fondamentale de la philosophie [[Rosicrucienne]] postérieure ? Parabrahman | |||
est, en résumé, l'agrégation collective du [[Kosmos]] dans son infini et dans | |||
son éternité, le "CELA" et le "CECI" auxquels ne peuvent s'appliquer les | |||
agrégats distributifs<ref>Voir ''Védânta Sûra'', par le Major G.A. Jacob, et les ''Aphorismes de Sandilya'', traduits par Cowell, | |||
p. 42.</ref>. "Au commencement CECI était le Soi, un | |||
seulement<ref>''Aitereya Upanishad''.</ref> ; le grand [[Sankarâchârya]] explique que "CECI" se rapporte à | |||
l'Univers ([[Jagat]]) le sens des mots "''au commencement''" est : avant la reproduction de l'Univers phénoménal. | |||
({{ds}}, I, p.35<ref>[[NDE]] : Dans l'édition française, I, p.LXXXII</ref>) | |||
=== DS, I, 112 === | |||
<blockquote>'''STANCE III (11)'''<br /><br /> | |||
§ 11. – Cette toile s'étend lorsque le Souffle de feu<ref>Le [[Père]].</ref> la | |||
couvre ; elle se contracte lorsque le Souffle de la [[Mère]]<ref>La Racine de la [[Matière]].</ref> | |||
la touche. Alors, les Fils<ref>Les [[Eléments]] avec leurs Pouvoirs ou Intelligences respectifs.</ref> se séparent et se dispersent, | |||
pour rentrer dans le sein de leur Mère à la fin du Grand | |||
Jour et redevenir un avec elle. Lorsqu'elle<ref>La Toile.</ref> se refroidit, | |||
elle devient rayonnante. Ses Fils se gonflent et se | |||
contractent dans leur propre Soi et par leur Cœur ils | |||
embrassent l'Infini.</blockquote> | |||
L'expansion de l'Univers sous le "Souffle du FEU" est très suggestive | |||
si on la considère à la lumière de la période du "brouillard de Feu" dont la | |||
science moderne parle tant et dont, en réalité, elle sait si peu. | |||
Une grande chaleur sépare les éléments composés et résout les corps | |||
célestes en leur Elément Primordial Unique – voilà ce qu'explique le | |||
Commentaire : | |||
<blockquote>"Du moment qu'un corps, mort ou vivant, s'est | |||
décomposé en ses constituants de base, en se mettant | |||
dans la zone d'attraction et d'action d'un foyer ou centre | |||
de chaleur (énergie) – et plusieurs de ces centres sont | |||
promenés çà et là dans l'espace – ce corps est réduit en | |||
vapeur et gardé dans le "Sein de la [[Mère]]" jusqu'à ce que | |||
[[Fohat]], recueillant quelques-unes des parcelles de la | |||
[[Matière]] Cosmique (nébuleuse), lui donne une impulsion, | |||
le mette de nouveau en mouvement, développe la chaleur | |||
nécessaire, et le laisse suivre sa nouvelle croissance."</blockquote> | |||
L'expansion et la contraction de la "Toile" – c'est-à-dire l'étoffe ou | |||
atomes dont est fait le Monde – exprime ici le mouvement de pulsation car c'est la contraction et l'expansion régulières de l'Océan infini et sans rivage de ce que nous pouvons appeler le noumène de la [[Matière]], émané par | |||
[[Svabhâvat]] qui est la cause de la vibration universelle des atomes. | |||
Mais cela suggère autre chose aussi. Cela montre que les anciens savaient | |||
ce qui intrigue de nos jours beaucoup de Savants, et surtout beaucoup | |||
d'Astronomes – la cause de la première ignition de la matière ou étoffe | |||
dont est composé le monde, le paradoxe de la chaleur produite par la | |||
contraction réfrigérante, et autres énigmes cosmiques – car cela démontre, | |||
à ne pas s'y méprendre, que les anciens avaient la connaissance de ces | |||
phénomènes. "''Il y a, dans chaque atome, la chaleur interne et la chaleur externe''", disent les Commentaires manuscrits dont l'auteur a eu | |||
communication : "''le Souffle du Père [Esprit] et le Souffle [ou Chaleur] de la Mère [Matière]''" et ces documents donnent des explications qui | |||
montrent que la théorie moderne de l'extinction des feux solaires, | |||
conséquence de la perte de chaleur due à la radiation, est erronée. Les | |||
savants eux-mêmes conviennent de la fausseté de l'assertion, car, ainsi que | |||
le fait remarquer le Professeur Newcomb <ref>''Popular Astronomy'', pp. 507-508.</ref>, "en perdant sa chaleur un | |||
corps gazeux se contracte, et la chaleur générée par la contraction dépasse | |||
celle qu'il a eue à perdre pour produire la contraction". Ce paradoxe qu'un | |||
corps devient plus chaud à mesure que la contraction produite par le | |||
refroidissement devient plus grande a été la cause de bien des discussions. | |||
On a prétendu, en effet, que l'excès de chaleur se perd par radiation et que | |||
déclarer que cette température ne s'abaisse pas pari passu avec la | |||
diminution de volume, sous une pression constante, c'est abolir la loi de | |||
Charles<ref>''Nébular Theory'' (Winchell).</ref>. Il est vrai que la contraction développe de la chaleur mais la | |||
contraction (causée par le refroidissement) n'est capable ni de développer | |||
la quantité de chaleur existant à un moment donné dans la masse, ni même | |||
de maintenir un corps à une température constante, etc. Le professeur | |||
Winchell essaie d'expliquer le paradoxe – paradoxe qui n'est qu'apparent, | |||
comme le démontre J. Homer Lane<ref>''American Journal of Science'', juillet 1870.</ref> – en suggérant qu'il existe "quelque | |||
chose en dehors de la chaleur". "Ne serait-ce pas, dit-il, tout simplement | |||
une répulsion entre les molécules, qui varierait selon une loi des | |||
distances<ref>''World-Life or Comparative Geology'', par Alexander Winchell LL. D., page 85 (1883).</ref> ?" Mais l'accord ne pourra se faire que si ce "quelque chose qui existe en dehors de la chaleur" est appelé "la Chaleur sans Cause", le "Souffle de Feu", la Force omnicréatrice plus l'INTELLIGENCE ABSOLUE ; ce qui est peu probable que la Science physique accepte. | |||
({{ds}}, I, p.112) | |||
=== DS, I, 114 === | |||
<blockquote>'''STANCE IV — LES HIERARCHIES SEPTENAIRES'''<br /><br /> | |||
§ 1. – O Fils de la terre. Ecoutez vos instructeurs, les Fils | |||
du Feu (a). Apprenez-le : Il n'y a ni premier ni dernier : | |||
car tout est le Nombre Unique issu du Non-Nombre (b).</blockquote> | |||
(a) Les termes "Fils du Feu", "Fils du Brouillard de Feu" et autres | |||
semblables demandent une explication. Ils ont été reliés à un grand | |||
mystère primordial, universel et qu'il n'est pas facile d'expliquer. Il est un | |||
passage de la Bhagavad-Gîtâ où Krishna, parlant symboliquement et | |||
ésotériquement, dit : | |||
<blockquote>Je dirai les temps [conditions]... où les dévots, en partant | |||
[de ce monde], ne reviennent jamais [pour renaître], ou | |||
reviennent [se réincarner]. Le feu, la flamme, le jour, la | |||
quinzaine [heureuse], de la lune croissante, les six mois | |||
où le soleil est au Nord, voilà le temps où ceux qui | |||
connaissent Brahman [Yôgis] vont à Lui. La fumée, la | |||
nuit, la quinzaine [néfaste] du déclin de la lune, les six | |||
mois où le soleil est au Sud, c'est alors que le dévot | |||
[mourant] va dans la lumière lunaire [ou demeure, et | |||
aussi la Lumière Astrale] et revient [renaît]. Ces deux | |||
sentiers, l'un éclairé, l'autre obscur, sont dits éternels | |||
dans ce monde [ou Grand Kalpa, (Age)]. Par l'un | |||
[l'homme] s'en va pour ne jamais revenir, par l'autre il | |||
revient<ref>Chap. VIII, p. 80. Traduction de Trimbak Telang, ''Sacred Books of the East''.</ref>.</blockquote> | |||
Ces termes "Feu", "Flamme", "Jour", "Quinzaine éclairée." etc., | |||
"Fumée", "Nuit", et ainsi de suite, ne conduisant qu'au bout du Sentier | |||
Lunaire ne sont compréhensibles qu'avec la connaissance de l'[[Esotérisme]]. | |||
Ce sont les noms des diverses divinités qui dirigent les Puissances Cosmopsychiques. | |||
Nous parlons souvent de la Hiérarchie des "Flammes", des | |||
"Fils du Feu", etc., [[Shankarâchârya]], le plus grand des [[Maîtres]] Esotériques | |||
de l'Inde, dit que le Feu signifie une divinité qui préside au Temps ([[Kâla]]). | |||
Le savant traducteur de la ''[[Bhagavad-Gitâ]]'', ''Kashinâth Trimbak Télang M.A.'', de Bombay, avoue qu'il n'a "aucune idée claire de la signification de ces versets". Il en va tout autrement pour qui connaît la doctrine [[Occulte]]. | |||
Ces versets se rapportent au sens mystique des symboles solaires et lunaires. Les [[Pitris]] sont des divinités [[Lunaires]] et nos Ancêtres parce qu'ils créèrent l'homme physique. Les [[Agnishvattas]], les [[Kumâras]] (les Sept Sages Mystiques), sont des Divinités [[Solaires]], quoiqu'ils soient aussi des Pitris mais ils sont les "Façonneurs de l'Homme interne". Ce sont les "''Fils du Feu''", parce qu'ils sont les premiers Etres auxquels la DOCTRINE SECRETE donne le nom de "[[Mental]]" évolués du Feu Primordial. "Le Seigneur... est un feu qui consume"<ref>''[[Deutéronome]]'', IV, 24.</ref>. "Le Seigneur [[[Christ]]] sera révélé... | |||
avec ses anges puissants, dans un feu ardent"<ref>''[[Thess]]'' : II, 7, 8.</ref>. Le [[Saint-Esprit]] descendit | |||
sur les Apôtres en forme de "langues de feu<ref>''[[Actes]]'', II, 3.</ref>" ; [[Vishnou]] reviendra sur | |||
[[Kalki]], le Cheval Blanc, comme dernier [[Avatâr]], au milieu du feu et des | |||
flammes et [[Sosiosh]] descendra aussi sur un Cheval Blanc, dans "un ouragan de feu". "Et je vis le ciel qui s'ouvrit, et alors apparut (au | |||
milieu d'un Feu ardent) un cheval blanc et celui qui le montait... s'appelle | |||
le Verbe de Dieu<ref>''[[Apocalypse]]'', XIX, 11 et 13.</ref>." Le Feu est l'[[Æther]] dans sa forme la plus pure et, par | |||
conséquent, on ne le considère pas comme [[matière]] ; il est l'Unité de | |||
l'Æther – la seconde divinité, manifestée – dans son universalité. Mais il y | |||
a deux "Feux" et on sait les distinguer dans les enseignements [[Occultes]]. | |||
Du premier, ou Feu purement sans forme et invisible caché dans le Soleil | |||
Central Spirituel, on dit qu'il est Triple (métaphysiquement) tandis que le | |||
Feu du [[Kosmos]] Manifesté est [[Septénaire]], dans toute l'étendue de l'Univers | |||
et de notre Système Solaire. "Le feu de la connaissance dévore toute action | |||
sur le plan de l'illusion", dit le Commentaire. "Par conséquent ceux qui | |||
l'ont acquis et sont émancipés, sont nommés des "Feux "." En parlant des | |||
sept sens, symbolisés comme des [[Hôtris]] ou Prêtres, [[Nârada]] dit, dans | |||
''[[Anugïta]]'' : "Ainsi ces sept [sens : l'odorat, le goût, la couleur, le son, etc.], | |||
sont les causes de l'émancipation" et le traducteur ajoute : "C'est de ces | |||
sept dont le Soi doit être émancipé. "Je" dans la phrase, "je suis... exempt | |||
de qualités"] doit signifier le soi, et non pas le [[Brâhmana]] qui parle<ref>Traduction de Telang, ''Sacred Books of the East'', VIII, 278.</ref>." | |||
({{ds}}, I, p.114<ref>[[NDE]] : Dans l'édition française, I, pp.65-66</ref>) | |||
=== DS, I, 145 === | |||
<blockquote>'''STANCE V (4)'''<br /><br /> | |||
§ 4. – [[Fohat]] trace des lignes spirales pour unir le Sixième | |||
au Septième – la Couronne (a). Une armée de Fils de | |||
Lumière se tient à chaque angle ; Les [[Lipika]] dans | |||
la Roue du centre (b). Ils<ref>Les Lipika.</ref> disent : "Cela est bon." Le | |||
premier Monde divin est prêt : le Premier, le Second<ref>C'est-à-dire : Le Premier est maintenant le Second Monde.</ref>. | |||
Alors l' "[[Arûpa]] Divin" <ref>L'Univers sans Forme de la Pensée.</ref> se réfléchit dans le [[Chhâyâ Loka]]<ref>Le Monde des Ombres de la Forme Première, au monde Intellectuel.</ref>, le Premier Vêtement d'[[Anupâdaka]] (c).</blockquote> | |||
(a) Ce tracé de "lignes spirales" se rapporte à l'évolution des principes | |||
de l'Homme aussi bien qu'à ceux de la Nature, évolution qui se fait | |||
graduellement, comme tout dans la Nature<ref>Comme on le verra plus loin, au sujet de l'Origine des Races Humaines.</ref>. Le Sixième Principe de | |||
l'Homme ([[Buddhi]], l'Ame Divine), quoiqu'un simple souffle dans nos | |||
conceptions, est cependant quelque chose de matériel si on le compare à | |||
l'Esprit Divin ([[Atmâ]]) dont il est le porteur ou véhicule. [[Fohat]], dans sa | |||
capacité D'AMOUR DIVIN ([[Eros]]), le pouvoir électrique d'affinité et de | |||
sympathie, est allégoriquement présenté comme essayant d'unir l'Esprit | |||
pur, le Rayon inséparable de l'UN Absolu, avec l'[[Ame]], pour faire des | |||
deux, dans l'homme, la [[MONADE]], et dans la Nature, le premier lien entre | |||
le jamais non-conditionné et le manifesté. "Le Premier est maintenant le | |||
Second [Monde]" – des [[Lipika]] – se rapporte à la même idée. | |||
(b) "L'Armée" à chaque angle est la Multitude des Etres Angéliques | |||
([[Dhyân Chôhans]]) chargés de guider chacune des régions et à veiller sur | |||
elle, du commencement à la fin d'un [[Manvantara]]. Ce sont les "Veilleurs | |||
Mystiques" des [[Kabalistes]] et des [[Alchimistes]] chrétiens et ils se rapportent, | |||
symboliquement aussi bien qu'au point de vue cosmogonique, au système | |||
numérique de l'Univers. Les nombres avec lesquels ces Etres Célestes sont | |||
liés sont excessivement difficiles à expliquer parce que chacun se rapporte | |||
à plusieurs groupes d'idées distinctes, selon le groupe particulier | |||
d' "[[Anges]]" qu'il peut représenter. C'est là que se trouve le nœud dans l'étude de la symbologie, nœud impossible à défaire pour beaucoup | |||
d'érudits qui ont préféré le traiter comme Alexandre le nœud gordien ; | |||
d'où, résultat direct, tant de conceptions et d'enseignements erronés. | |||
(c) Le "Premier est le Second" parce que le "Premier" ne peut | |||
vraiment pas être numéroté ou regardé comme tel, car ce Premier | |||
est le royaume du noumène dans sa manifestation primaire, le seuil du | |||
Monde de Vérité, ou [[Sat]], à travers lequel l'énergie directe qui rayonne de | |||
la REALITE UNE – la Divinité Innommée – nous touche. Ici encore il est | |||
possible que le terme intraduisible de SAT (l'Etreté) puisse conduire à une | |||
conception erronée puisque ce qui est manifesté ne peut pas être Sat, mais | |||
quelque chose de phénoménal, qui n'existe pas toujours et, en vérité, n'est | |||
même pas sempiternel. C'est connexe à la Vie Unie, "sans seconde", et coexistant | |||
avec elle, mais en tant que manifestations, c'est pourtant [[Mâyâ]] – | |||
comme le reste. Ce "Monde de Vérité", dans les mots du Commentaire, ne | |||
peut être décrit que comme "Une étoile brillante qui tombe du Cœur de | |||
l'Eternité : le phare d'espérance, aux [[Sept Rayons]] duquel sont suspendus | |||
les Sept Mondes de l'Etre". C'est bien cela, puisque ce sont les Sept | |||
Lumières dont les réflexions sont les Monades humaines immortelles – | |||
l'[[Atmâ]], ou Esprit radieux de toute créature appartenant à la famille | |||
humaine. Il y a d'abord cette Lumière [[Septénaire]] puis le "Monde Divin" – | |||
les lumières innombrables allumées à la Lumière primordiale – les | |||
[[Buddhis]], ou Ames divines sans formes, du dernier des Mondes [[Aroûpiques]] | |||
(sans Forme) : la "Somme Totale", dans le langage mystérieux de la vieille | |||
STANCE. | |||
Dans le Catéchisme, le Maître pose cette question à l'élève : | |||
<blockquote>– "Lève la tête, ô [[Lanou]] : vois-tu une lumière ou des | |||
lumières innombrables au-dessus de toi, brûlant dans le | |||
ciel noir de minuit ?" – "J'ai la sensation d'une seule | |||
Flamme, ô [[Gurudeva]]. Je vois des milliers d'étincelles | |||
non détachées qui brillent en elle."<br /><br /> | |||
– "Tu dis vrai. Et maintenant, regarde autour et en | |||
dedans de toi-même. Cette lumière qui brûle au-dedans | |||
de toi, la sens-tu le moindrement différente de la lumière | |||
qui luit dans tes Frères humains ?"<br /><br /> | |||
– "Elle n'est nullement différente, quoique le prisonnier | |||
soit tenu en captivité par Karma, et que ses vêtements extérieurs trompent les ignorants en leur faisant dire : | |||
"Ton Ame et Mon Ame."</blockquote> | |||
L'Unité radicale de l'essence ultime de chaque partie constitutive des | |||
composés de la Nature – de l'étoile à l'atome minéral, du [[Dhyân Chôhan]] le | |||
plus élevé au plus petit infusoire, dans l'entière acception du mot et qu'on | |||
l'applique au monde spirituel, intellectuel ou physique – cette unité est la | |||
seule loi fondamentale de la Science Occulte. "La Divinité est l'expansion | |||
sans bornes et infinie", dit un axiome [[Occulte]], et c'est de là que | |||
vient, comme nous l'avons déjà dit, le nom de [[Brahmâ]]<ref>Dans le ''[[Rig Véda]]'', nous trouvons les noms [[Brahmanaspati]] et [[Brihaspati]] alternants et synonymes. Voir aussi ''[[Brihaddranyaka Upanishad]]'' ; [[Brihaspiti]] est une Divinité appelée "Père des Dieux".</ref>, tiré de ''Brih'', s'étendre ou croître. | |||
({{ds}}, I, p.145<ref>[[NDE]] : Dans l'édition française, I, pp.99-101</ref>) | |||
== Voir aussi == | |||
* [[Nirmathya]] ou [[Pavamâna]], le [[Feu par Friction]] | |||
* [[Vaidyuta]] ou [[Pâvaka]], le [[Feu Electrique]] | |||
* [[Shuchi]], le [[Feu Solaire]] | |||
* [[Feu]] | * [[Feu]] | ||
* [[Philosophes du Feu]] | * [[Philosophes du Feu]] | ||
* [[Feu vivant]] | * [[Feu vivant]] | ||
== Notes et références == | |||
{{references|colonnes = 2}} | |||
{{occultisme}} | {{occultisme}} | ||