Manvantara

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Manvantara. Période d'activité, par opposition à la période de repos sans spécification de la longueur du cycle. Fréquemment employé pour exprimer une période d'activité planétaire avec ses sept races.

(source : "Initiation Humaine et Solaire" d'Alice Bailey)




Manvantara, du sanskrit. Période de manifestation par opposition au Pralaya (dissolution ou repos) ; terme appliqué à des cycles variés, spécialement à un Jour de Brahmâ, 4.320.000.000 années solaires – et au règne d'un Manu – 306.720.000 (Voir La Doctrine Secrète, Vol. III, pp. 84 et suivantes). Littéralement, Manuantara – entre les Manus.

(source : "Glossaire Théosophique" d'Héléna Blavatsky)


Passages référencés dans l'article

DS, III, 84

Les chiffres suivants sont tirés du calendrier dont nous venons de parler ; dans une note, on indique les points de désaccord avec les chiffres de l'école Arya Samâj :


I. Depuis le commencement de l'évolution Cosmique[1]
jusqu'à l'année hindoue de Tarana (ou 1887)
1.955.884.687 ans
II. Les règnes (astrals), minéral, végétal et animal,
jusqu'à l'Homme ont mis, pour évoluer :
300.000.000 années [2]
III. Temps écoulé depuis la première apparition
de "l'Humanité" (sur notre chaîne planétaire)
1.664.500.987 ans [3]
IV. Le nombre d'années écoulées depuis le Manvantara de Vaivasvata [4]
– ou la Période Humaine – jusqu'à l'année 1887, est juste de
18.618.728 ans
V. La période entière d'un Manvantara est de 308.448.000 ans
VI. Quatorze Manvantaras, plusla période d'un Satya Youga,
font un Jour de Brahmâ ou Manvantara complet, soit
4.320.000.000 années
Donc, un Mahâ Youga comprend 4.320.000 années[5]
Entre l'année 1887 et le commencement
du Kali Youga, il s'est écoulé
4.989 ans


Pour rendre ceci plus clair encore dans ses détails, les calculs suivants, de Rao Bahadur P. Sreenivas Row, sont extraits du numéro de novembre 1885 du Theosophist.


Correspondance Années mortelles
360 jours des mortels font une année 1
Le Krita Youga contient 1.728.000
Le Tretâ Youga contient 1.296.000
Le Dvâpara Youga contient 864.000
Le Kali Youga contient 432.000
Le total de ces quatre Yougas
constitue un Mahâ Youga de
4.320.000
Soixante et onze de ces Mahâ Yougas
forment la période du règne d'un Manou, soit
306.720.000
Les règnes des quatorze Manous
embrassent une durée de 994 Mahâ Yougas,
soit un total de
4.294.080.000
Ajoutez les Sandhis, c'est-à-dire les intervalles
qui séparent les règnes de chaque Manou,
intervalles qui équivalent à six Mahâ Yougas, on a
25.920.000
Le total des règnes et interrègnes de ces
quatorze Manous est de 1.000 Mahâ Yougas, qui constituent
un Kalpa, c'est-à-dire un jour de Brahmâ ou
4.320.000.000
Une nuit de Brahmâ a la même durée,
de sorte qu'un Jour et une Nuit de Brahmâ contiendraient
8.640.000.000
360 de ces Jours et de ces nuits constituent
une année de Brahmâ qui s'élève à
3.110.400.000.000
100 de ces Années constituent la période entière de
l'Age de Brahmâ, c'est-à-dire un Mahâ Kalpa, ou
311.040.000.000.000


Tels sont les chiffres exotériques universellement acceptés dans l'Inde, et ils s'emboîtent passablement avec ceux des Ouvrages Secrets. En outre, ces derniers les amplifient en les divisant en un certain nombre de Cycles Esotériques qui ne sont jamais mentionnés dans les écrits Brahmaniques populaires – dont entre autres, la division des Yougas en Cycles Raciaux est donnée ailleurs comme un exemple. Les autres, dans leurs détails, n'ont naturellement, jamais été rendus publics. Ils sont néanmoins connus de tous les Brahmanes "Deux fois Nés" (les Dvija ou Initiés) et les Pourânas contiennent, en termes voilés, des allusions à quelques-uns d'entre eux, allusions qu'aucun Orientaliste positif n'a encore cherché à déchiffrer et que, le voulut-il, il ne pourrait du reste pas le faire.


(source : "La Doctrine Secrète" d'Héléna Blavatsky, pp.84-87)

Voir aussi


Notes et références

  1. La Doctrine Esotérique dit que cette "Evolution cosmique" ne se rapporte qu'à notre Système Solaire, tandis que dans l'Hindouisme exotérique, elle se rapporte, si nous ne nous trompons, au système Universel tout entier.
  2. Voici un autre point de désaccord. L'occultisme enseigne que les prototypes astrals des règnes minéral, végétal et animal, jusqu'à l'homme, ont mis ce temps (300 millions d'années) pour évoluer, se reformant au moyen des matériaux abandonnés par la précédente Ronde, matériaux qui, tout en étant très denses et très physiques dans leur propre cycle, sont relativement éthérés si on les compare à l'état matériel de notre Ronde actuelle, qui forme le point tournant. A l'expiration de ces 300 millions d'années, la Nature, en avançant vers le physique et le matériel, sur l'arc descendant, commence par l'humanité, travaille en descendant et durcit ou matérialise les formes à mesure qu'elle avance. Ainsi les fossiles découverts dans des couches auxquelles il faut assigner une antiquité, non pas de dix-huit millions, mais bien de plusieurs centaines de millions d'années, appartiennent en réalité à des formes de la précédente Ronde qui, de leur vivant, étaient bien plus éthérées que physiques tel que nous connaissons le physique. Si nous les voyons et nous les déterrons sous des formes tangibles, c'est grâce au processus de matérialisation ou de cristallisation auquel nous avons fait allusion, qui se produisit subséquemment, au commencement de la Quatrième Ronde et qui atteignit son maximum après l'apparition de l'homme, en marchant parallèlement à son évolution physique. Cela suffit seul à démontrer ce fait, que le degré de matérialité de la Terre change pari passu avec celui de ses habitants. Ainsi l'homme découvre maintenant, sous forme de fossiles tangibles, ce qui fut jadis (pour ses sens actuels) des formes éthérées des règnes inférieurs. Les chiffres Brahmaniques ci-dessus se rapportent à l'évolution commençant sur le Globe A, durant la Première Ronde. Dans ce volume nous ne parlons que de la Quatrième Ronde actuelle.
  3. L'auteur ne peut entreprendre d'expliquer cette différence et le changement des trois derniers groupes de trois chiffres. D'après tous les calculs, une fois les trois cent millions d'années soustraits, on devrait avoir pour reste 1.655.844.687, mais les chiffres que nous indiquons sont ceux donnés par le calendrier Tamil en question, chiffres qui ont été traduits tels quels. L'école du Pandit Dayânand-Saravasti, fondateur de l'Arya Samâj, donne la date de 1.960.852.987. Voyez l'Arya Magazine de Lahore, dont la couverture porte les mots : "Ere Aryenne 1.960.852.987".
  4. Vaivasvata Manou est l'Unique Etre Humain – quelques versions joignent à lui les sept Richis – qui, dans l'allégorie de l'Avatar Matsya, est sauvé du Déluge dans un navire, comme Noé dans l'Arche. De sorte que le Manvantara de Vaivasvata ne serait autre que la Période "post-diluvienne". Cela, toutefois, ne se rapporte pas au déluge "atlantéen", ou déluge de Noé qui survint plus tard, ni au Déluge cosmique ou Pralaya d'obscuration, qui précéda notre Ronde, mais se rapporte à l'apparition de l'humanité dans la dernière Ronde. On fait cependant une grande différence entre les Pralayas Naimittika, occasionnel ou incidentel, Prâkritika, Elémental, Atyantika, Absolu, et Nitya ou Pralaya perpétuel ; ce dernier est décrit comme étant la "réunion éventuelle de l'univers par Brahmâ, à la fin d'un JOUR de Brahmâ". Un savant Théosophe Brahmane a soulevé la question de savoir : "S'il existe vraiment un Pralaya Cosmique, parce qu'autrement, le Logos (Krishna) devrait renaître ; or il est Aja (non né)". Nous ne voyons pas pourquoi. On dit, métaphoriquement, que le Logos est né, comme le Soleil naît journellement, ou plutôt comme un rayon de ce soleil naît le matin et est réputé mourir lorsqu'il disparaît, tandis qu'il est simplement réabsorbé dans l'essence mère. Le Pralaya Cosmique est pour les choses visibles et non pour le monde Aroupa, sans forme. Le Pralaya Cosmique ou Universel ne se produit qu'à la fin de cent Années de Brahmâ, lorsque l'on dit que la Dissolution Universelle se produit. "A ce moment, disent les Ecritures exotériques, l'Avyaya, la Vie Eternelle symbolisée par Vishnou, revêtant le caractère de Roudra, le Destructeur, entre dans les Sept Rayons du Soleil et boit toutes les eaux de l'Univers. Ainsi nourris, les Sept Rayons Solaires se dilatent en sept soleils et mettent le feu à tout le Cosmos."
  5. Puisqu'un Mahâ-Youga est la millième partie d'un jour de Brahmâ.